1 Corinthiens 5, 7

Purifiez-vous du vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, comme aussi vous êtes des azymes ; car notre Pâque, le Christ, a été immolé.
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Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (6)

Les chrétiens lisent donc l’Ancien Testament à la lumière§2055 du Christ§651 mort et ressuscité. Cette lecture typologique manifeste le contenu inépuisable de l’Ancien Testament. Elle ne doit pas faire oublier qu’il garde sa valeur propre de Révélation que Notre Seigneur§1968 lui-même a réaffirmée 1. Par ailleurs, le Nouveau Testament demande d’être lu aussi à la lumière de l’Ancien. La catéchèse chrétienne primitive y aura constamment recours 2. Selon un vieil adage, le Nouveau Testament est caché dans l’Ancien, alors que l’Ancien est dévoilé dans le Nouveau : « Le Nouveau se cache dans l’Ancien et dans le Nouveau l’Ancien se dévoile » ab.
Depuis ce premier péché, une véritable « invasion » du péché inonde le monde : le fratricide commis par Caïn sur§1865§2259 Abel 1 ; la corruption universelle à la suite du péché 2 ; de même, dans l’histoire d’Israël, le péché se manifeste fréquemment, surtout comme une infidélité au Dieu de l’alliance et comme transgression de la Loi de Moïse ; après la Rédemption du Christ aussi, parmi les chrétiens, le péché se manifeste de nombreuses manières 3. L’Écriture et la Tradition de l’Église ne cessent de rappeler la présence et l’universalité§1799 du péché dans l’histoire de l’homme :
Ce que la révélation divine nous découvre, notre propre expérience le confirme. Car l’homme, s’il regarde au-dedans de son cœur, se découvre également enclin au mal, submergé de multiples maux qui ne peuvent provenir de son Créateur, qui est bon. Refusant souvent de reconnaître Dieu comme son principe, l’homme a, par le fait même, brisé l’ordre qui l’orientait à sa fin dernière, et, en même temps, il a rompu toute harmonie, soit par rapport à lui-même, soit par rapport aux autres hommes et à toute la création 3.
Après avoir accepté de Lui donner le Baptême à la suite des pécheurs 1, Jean-Baptiste a vu et montré en Jésus l’Agneau de Dieu§523, qui enlève les péchés du monde 2. Il manifeste ainsi que Jésus est à la fois le Serviteur souffrant qui, silencieux, se laisse mener à l’abattoir 3 et porte le péché des multitudes 4, et l’agneau Pascal symbole de la rédemption d’Israël lors de la première Pâque 5. Toute la vie du Christ§517 exprime sa mission : servir et donner sa vie en rançon pour la multitude 6.
Jésus a exprimé suprêmement l’offrande libre de Lui-même dans le repas pris avec les douze apôtres 1, dans « la nuit où Il fut livré » 2. La veille de sa passion, alors qu’Il était encore libre§766, Jésus a fait de cette dernière Cène avec ses apôtres le mémorial de son§1337 offrande volontaire au Père 3 pour le salut des hommes : « Ceci est mon corps donné pour vous » 4. « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés » 5.
La mort du Christ est à la fois le sacrifice Pascal qui accomplit la rédemption définitive des hommes 1 par l’Agneau§1366 qui porte le péché du monde 2 et le sacrifice de la Nouvelle Alliance 3 qui remet§2009 l’homme en communion avec Dieu 4 en le réconciliant avec Lui par le sang répandu pour la multitude en rémission des péchés 5.
Au Sermon du Seigneur il convient de joindre la catéchèse morale des enseignements apostoliques, comme Rm 12-15 ; 1 Co 12-13 ; Col 3-4 ; Ep 4-5 ; etc. Cette doctrine transmet l’enseignement du Seigneur avec l’autorité des apôtres, notamment par l’exposé des vertus qui découlent de la foi au Christ et qu’anime la charité, le principal don de l’Esprit Saint. « Que votre charité soit sans feinte. [...] Que l’amour fraternel vous lie d’affection [...] avec la joie de l’espérance, constants dans la tribulation, assidus à la prière, prenant part aux besoins des saints, avides de donner l’hospitalité » 1. Cette catéchèse nous apprend aussi à traiter les cas de conscience§1789 à la lumière de notre relation au Christ et à l’Église 2.