1 Corinthiens 6, 19

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous n’êtes plus à vous-mêmes ?
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Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (7)

Le corps§2289 de l’homme participe à la dignité de l’« image de Dieu » : il est corps humain précisément parce qu’il est animé§1004 par l’âme spirituelle, et c’est la personne humaine toute entière qui est destinée à devenir, dans le Corps du Christ, le Temple de l’Esprit 1 :
Corps et âme, mais vraiment un, l’homme, dans sa condition corporelle, rassemble en lui-même les éléments du monde matériel qui trouvent ainsi, en lui, leur sommet, et peuvent librement louer leur Créateur. Il est donc interdit à l’homme de dédaigner la vie corporelle. Mais au contraire il doit estimer et respecter son corps qui a été créé par Dieu et qui doit ressusciter au dernier jour 2a.
Depuis ce premier péché, une véritable « invasion » du péché inonde le monde : le fratricide commis par Caïn sur§1865§2259 Abel 1 ; la corruption universelle à la suite du péché 2 ; de même, dans l’histoire d’Israël, le péché se manifeste fréquemment, surtout comme une infidélité au Dieu de l’alliance et comme transgression de la Loi de Moïse ; après la Rédemption du Christ aussi, parmi les chrétiens, le péché se manifeste de nombreuses manières 3. L’Écriture et la Tradition de l’Église ne cessent de rappeler la présence et l’universalité§1799 du péché dans l’histoire de l’homme :
Ce que la révélation divine nous découvre, notre propre expérience le confirme. Car l’homme, s’il regarde au-dedans de son cœur, se découvre également enclin au mal, submergé de multiples maux qui ne peuvent provenir de son Créateur, qui est bon. Refusant souvent de reconnaître Dieu comme son principe, l’homme a, par le fait même, brisé l’ordre qui l’orientait à sa fin dernière, et, en même temps, il a rompu toute harmonie, soit par rapport à lui-même, soit par rapport aux autres hommes et à toute la création 3.
Le Baptême ne purifie pas seulement de tous les péchés, il fait aussi du néophyte « une création nouvelle§505 » 1, un fils adoptif de Dieu 2 qui est devenu « participant de la nature divine » 3, membre du Christ§460 4 et cohéritier avec Lui 5, temple de l’Esprit Saint 6.
Devenu membre de l’Église§871, le baptisé n’appartient plus à lui-même 1, mais à Celui qui est mort et ressuscité pour nous 2. Dès lors il est appelé à se soumettre aux autres 3, à les servir 4 dans la communion de l’Église, et à être « obéissant et docile » aux chefs de l’Église 5 et à les considérer avec respect et affection 6. De même que le Baptême est la source de responsabilités et de devoirs, le baptisé jouit aussi de droits au sein de l’Église : à recevoir les sacrements, à être nourri avec la parole de Dieu et à être soutenu par les autres aides spirituelles de l’Église. abc.
« Justifiés par le Nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu » 1, « sanctifiés et appelés à être saints » 2, les chrétiens sont devenus « le Temple de l’Esprit Saint » 3. Cet « Esprit du Fils » leur apprend à prier le Père 4 et, étant devenu leur vie, les fait agir 5 pour « porter les fruits de l’Esprit » 6 par la charité en œuvre. Guérissant les blessures du péché, l’Esprit Saint nous « renouvelle intérieurement par une transformation spirituelle » 7, il nous éclaire et nous fortifie pour vivre en « enfant de lumière » 8 par « la bonté, la justice et la vérité » en toute chose 9.
Au Sermon du Seigneur il convient de joindre la catéchèse morale des enseignements apostoliques, comme Rm 12-15 ; 1 Co 12-13 ; Col 3-4 ; Ep 4-5 ; etc. Cette doctrine transmet l’enseignement du Seigneur avec l’autorité des apôtres, notamment par l’exposé des vertus qui découlent de la foi au Christ et qu’anime la charité, le principal don de l’Esprit Saint. « Que votre charité soit sans feinte. [...] Que l’amour fraternel vous lie d’affection [...] avec la joie de l’espérance, constants dans la tribulation, assidus à la prière, prenant part aux besoins des saints, avides de donner l’hospitalité » 1. Cette catéchèse nous apprend aussi à traiter les cas de conscience§1789 à la lumière de notre relation au Christ et à l’Église 2.
La prostitution porte atteinte à la dignité de la personne qui se prostitue, réduite au plaisir vénérien que l’on tire d’elle. Celui qui paie pêche gravement contre lui-même : il rompt la chasteté à laquelle l’engageait son Baptême et souille son corps, temple de l’Esprit Saint 1. La prostitution constitue un fléau social. Il touche habituellement des femmes, mais aussi des hommes, des enfants ou des adolescents (dans ces deux derniers cas, le péché se double d’un scandale). S’il est toujours gravement peccamineux de se livrer à la prostitution, la misère, le chantage et la pression sociale peuvent atténuer l’imputabilité§1735 de la faute.