Actes des Apôtres 2, 36

Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. »
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Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (7)

Jésus a accueilli la profession de foi de Pierre qui le reconnaissait comme le Messie en annonçant la passion prochaine du Fils de l’Homme§552 1. Il a dévoilé le contenu authentique de sa royauté messianique à la fois dans l’identité transcendante du Fils de l’Homme « qui est descendu du ciel » 2 et dans sa mission rédemptrice comme Serviteur souffrant : « Le Fils de l’Homme n’est pas venu pour être servi mais§550 pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » 3. C’est pourquoi le vrai sens de sa royauté n’est manifesté que du haut de la Croix 4. C’est seulement après sa Résurrection§443 que sa royauté messianique pourra être proclamée par Pierre devant le Peuple de Dieu : « Que toute la maison d’Israël le sache avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié » 5.
Jésus lui-même s’attribue de façon voilée ce titre lorsqu’il discute avec les Pharisiens sur le sens du Psaume 109 1, mais aussi de manière explicite en s’adressant à ses apôtres 2. Tout au long de sa vie§548 publique ses gestes de domination sur la nature, sur les maladies, sur les démons, sur la mort et le péché, démontraient sa souveraineté divine.
En attribuant à Jésus le titre divin de Seigneur, les premières confessions de foi de l’Église affirment, dès l’origine 1, que le pouvoir, l’honneur et la gloire dus à Dieu le Père conviennent aussi à Jésus§461 2 parce qu’il est de « condition divine » 3 et que le Père a manifesté cette souveraineté§653 de Jésus en le ressuscitant des morts et en l’exaltant dans sa gloire 4.
En tenant compte de la complexité historique du procès de Jésus manifestée dans les récits évangéliques, et quel que puisse être le péché personnel des acteurs du procès (Judas, le Sanhédrin, Pilate) que seul Dieu§839 connaît, on ne peut en attribuer la responsabilité à l’ensemble des Juifs de Jérusalem, malgré les cris d’une foule manipulée (voir Mc 15:11) et les reproches globaux contenus dans les appels à la conversion après la Pentecôte 1. Jésus lui-même en pardonnant sur la croix 2 et Pierre à sa suite ont fait droit à « l’ignorance » 3 des Juifs de Jérusalem et même de leurs chefs. Encore moins peut-on, à partir du cri du peuple : « Que son sang soit sur nous et sur nos enfants » 4 qui signifie une formule de ratification 5, étendre la responsabilité aux autres§1735 Juifs dans l’espace et dans le temps :
Aussi bien l’Église a-t-elle déclaré au Concile Vatican II : « Ce qui a été commis durant la passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. [...] Les Juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés par Dieu, ni maudits comme si cela découlait de la Sainte Écriture » (NA 4).
Le jour de la Pentecôte (au terme des sept semaines Pascales), la Pâque du Christ s’accomplit dans l’effusion de l’Esprit Saint§2623§767 qui est manifesté, donné et communiqué comme Personne divine : de sa Plénitude, le Christ, Seigneur, répand à profusion l’Esprit§1302 (voir Ac 2:33-36).
Par sa Mort et sa Résurrection, Jésus est constitué Seigneur et Christ dans la gloire 1. De sa Plénitude, Il répand l’Esprit Saint sur les apôtres et l’Église.
Depuis Pâques, c’est l’Esprit Saint qui confond le monde en matière de péché 1, à savoir que le monde n’a pas cru§729 en Celui que le Père a envoyé. Mais ce même Esprit, qui dévoile le péché, est§692§1848 le Consolateur 2 qui donne au cœur de l’homme la grâce du repentir et de la conversion 3a.