Actes des Apôtres 3, 14

Vous, vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez sollicité la grâce d’un meurtrier.
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Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (3)

La consécration messianique de Jésus manifeste sa mission divine. « C’est d’ailleurs ce qu’indique son nom lui-même§727, car dans le nom de Christ est sous-entendu Celui qui a oint, Celui qui a été oint et l’Onction même dont il a été oint : Celui qui a oint, c’est le Père, Celui qui a été oint, c’est le Fils, et il l’a été dans l’Esprit qui est l’Onction » a. Sa consécration messianique éternelle s’est révélée dans le temps de sa vie terrestre lors de son§535 baptême par Jean quand « Dieu l’a oint de l’Esprit Saint et de puissance » 1 « pour qu’il fût manifesté à Israël » 2 comme son Messie. Ses œuvres et ses paroles le feront connaître comme « le saint de Dieu » 3.
En tenant compte de la complexité historique du procès de Jésus manifestée dans les récits évangéliques, et quel que puisse être le péché personnel des acteurs du procès (Judas, le Sanhédrin, Pilate) que seul Dieu§839 connaît, on ne peut en attribuer la responsabilité à l’ensemble des Juifs de Jérusalem, malgré les cris d’une foule manipulée (voir Mc 15:11) et les reproches globaux contenus dans les appels à la conversion après la Pentecôte 1. Jésus lui-même en pardonnant sur la croix 2 et Pierre à sa suite ont fait droit à « l’ignorance » 3 des Juifs de Jérusalem et même de leurs chefs. Encore moins peut-on, à partir du cri du peuple : « Que son sang soit sur nous et sur nos enfants » 4 qui signifie une formule de ratification 5, étendre la responsabilité aux autres§1735 Juifs dans l’espace et dans le temps :
Aussi bien l’Église a-t-elle déclaré au Concile Vatican II : « Ce qui a été commis durant la passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. [...] Les Juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés par Dieu, ni maudits comme si cela découlait de la Sainte Écriture » (NA 4).
Ce dessein divin de salut par la mise à mort du « Serviteur, le Juste » 1 avait été annoncé par avance dans l’Écriture comme un mystère de rédemption universelle, c’est-à-dire de rachat qui libère les hommes de l’esclavage du péché 2. Saint Paul professe, dans une confession de foi qu’il dit avoir « reçue » 3 que « le Christ est mort pour nos péchés selon§652 les Écritures » 4. La mort rédemptrice de Jésus accomplit en particulier la prophétie du Serviteur souffrant§713 5. Jésus lui-même a présenté le sens de sa vie et de sa mort à la lumière du Serviteur souffrant 6. Après sa Résurrection, il a donné cette interprétation des Écritures aux disciples d’Emmaüs 7, puis aux apôtres eux-mêmes 8.