Aux hommes, Dieu accorde même de pouvoir participer librement à sa providence en leur confiant la responsabilité de « soumettre » la terre§106§373 et de la dominer 1. Dieu donne ainsi aux hommes§1954 d’être causes intelligentes et libres pour compléter l’œuvre de la Création, en parfaire l’harmonie§2427 pour leur bien et celui de leur prochains. Coopérateurs souvent inconscients de la volonté divine, les hommes peuvent entrer délibérément dans le plan divin, par leurs actions, par leurs prières, mais aussi§2738 par leurs souffrances 2. Ils deviennent alors pleinement « collaborateurs de Dieu » 3 et de son Royaume§618§1505 4.
Colossiens 1, 24
Maintenant je suis plein de joie dans mes souffrances pour vous, et ce qui manque aux souffrances du Christ en ma propre chair, je l’achève pour son corps, qui est l’Église.Lire Colossiens 1 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (3)
La Croix est l’unique sacrifice du Christ « seul médiateur entre Dieu et les hommes » 1. Mais, parce que, dans sa Personne divine incarnée, « il s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme » a, il « offre à tous les hommes, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associés au mystère pascal » b. Il appelle ses disciples à « prendre leur croix§1368§1460 et à le suivre » 2 car « il a souffert pour nous, il nous a tracé le chemin afin que nous suivions ses pas » 3. Il veut en effet associer à son sacrifice rédempteur ceux-là même§307§2100 qui en sont les premiers bénéficiaires 4. Cela s’accomplit suprêmement pour sa Mère§964, associée plus intimement que tout autre au mystère de sa souffrance rédemptrice 5 :
En dehors de la Croix il n’y a pas d’autre échelle par où monter au ciel (Sainte Rose de Lima, vita mirabilis 5.
L’Esprit Saint donne à certains un charisme spécial de guérison 1 pour manifester la force de la grâce du Ressuscité. Même les§798 prières les plus intenses n’obtiennent toutefois pas la guérison de toutes les maladies. Ainsi saint Paul doit apprendre du Seigneur que « ma grâce te suffit : car ma puissance se déploie dans la faiblesse » 2, et que les souffrances à endurer peuvent avoir comme sens que « je complète dans ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps qui est l’Église » 3.
