Jean 17, 11
Je ne suis plus dans le monde ; pour eux, ils sont dans le monde, et moi, je vais à toi. Père saint, garde dans ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils ne fassent qu’un, comme nous.Lire Jean 17 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (5)
Jésus a tout accompli de l’œuvre du Père et sa prière, comme son Sacrifice, s’étend jusqu’à la consommation du temps. La prière de l’Heure emplit les derniers temps et les porte vers leur consommation. Jésus, le Fils à qui le Père a tout donné, est tout remis au Père, et, en même temps, il s’exprime avec une liberté souveraine 1 de par le pouvoir que le Père lui a donné sur toute chair. Le Fils, qui s’est fait Serviteur, est le Seigneur, le Pantocratôr. Notre Grand Prêtre qui prie pour nous est aussi Celui§2616 qui prie en nous et le Dieu qui nous exauce.
C’est en entrant dans le saint Nom du Seigneur Jésus que nous pouvons accueillir, du dedans, la prière qu’il nous apprend : « Notre Père ! ». Sa prière sacerdotale inspire, du dedans, les grandes demandes§2815 du Pater : le souci du Nom du Père 1, la passion de son Règne 2, l’accomplissement de la volonté du Père, de son Dessein de salut 3 et la libération du mal 4.
Cette demande, qui les contient toutes, est exaucée par la prière du Christ, comme les six autres demandes qui§2750 suivent. La prière à notre Père est notre prière si elle est priée « dans le Nom » de Jésus 1. Jésus demande dans sa prière sacerdotale : « Père saint, garde en ton Nom ceux que tu m’as donnés » 2.
Or un tel combat et une telle victoire ne sont possibles que dans la prière. C’est par sa prière que Jésus§560 est vainqueur du Tentateur, dès le début 1 et dans l’ultime combat de son agonie 2. C’est§612 à son combat et à son agonie que le Christ nous unit dans cette demande à notre§2612 Père. La vigilance du cœur est rappelée avec insistance 3 en communion à la sienne. La vigilance est « garde du cœur » et Jésus demande au Père de « nous garder en son Nom » 4. L’Esprit Saint cherche à nous éveiller sans cesse à cette vigilance 5. Cette demande prend tout son sens dramatique par rapport à la tentation finale de notre combat sur terre ; elle demande la persévérance finale. « Je viens comme un voleur§162 : heureux celui qui veille ! » 6.
