Œuvre à la fois commune et personnelle, toute l’économie divine fait connaître et la propriété des personnes§236 divines et leur unique nature. Aussi, toute la vie chrétienne est communion avec chacune des personnes divines, sans aucunement les séparer. Celui qui rend gloire au Père le fait par le Fils dans l’Esprit Saint ; celui qui suit le Christ, le fait parce que le Père l’attire 1 et que l’Esprit le meut 2.
Jean 6, 44
Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.Lire Jean 6 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (5)
Jésus a demandé aux autorités religieuses de Jérusalem de croire en Lui à cause des œuvres de son Père qu’Il accomplit 1. Mais un tel acte de foi devait passer par une mystérieuse mort à soi§526-même pour une nouvelle « naissance d’en haut » 2 dans l’attirance de la grâce divine 3. Une telle exigence de conversion face à un accomplissement si surprenant des promesses 4 permet de comprendre la tragique méprise du Sanhédrin estimant que Jésus§574 méritait la mort comme blasphémateur 5. Ses membres agissaient ainsi à la fois par ignorance 6 et par l’endurcissement 7 de l’incrédulité 8.
Quand ? Définitivement « au dernier jour » 1 ; « à la fin du monde » a. En effet, la résurrection des morts§1038§673 est intimement associée à la Parousie du Christ :
Car lui-même, le Seigneur, au signal donné par la voix de l’archange et la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont dans le Christ ressusciteront en premier lieu 2345.
Or, l’appel du Christ à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens. Cette seconde conversion est une§1036 tâche ininterrompue pour toute l’Église qui « enferme des pécheurs dans son propre sein » et qui « est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et qui poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement » a. Cet effort de conversion n’est§853 pas seulement une œuvre humaine. Elle est le mouvement du « cœur contrit » 1 attiré et mû par la grâce 2 à répondre à l’amour miséricordieux de Dieu qui§1996 nous a aimés le premier 3.
Cette demande, et la responsabilité qu’elle engage, valent encore pour une autre faim dont les hommes dépérissent : « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu » 1, c’est-à-dire sa Parole et son Souffle. Les chrétiens doivent mobiliser tout leurs efforts pour « annoncer l’Évangile aux pauvres ». Il y a une faim§2443 sur la terre, « non pas une faim de pain ni une soif d’eau, mais d’entendre la Parole de Dieu » 2. C’est pourquoi le sens spécifiquement chrétien de cette quatrième demande concerne le Pain de Vie : la Parole de Dieu à accueillir§1384 dans la foi, le Corps du Christ reçu dans l’Eucharistie 3.
