Luc 2, 14

« Gloire, dans les hauteurs, à Dieu ! Et, sur la terre, paix aux hommes, Objet de la bienveillance divine ! »
Lire Luc 2 en entier

Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (5)

De l’Incarnation à l’Ascension, la vie du Verbe incarné est entourée de l’adoration et du service des anges. Lorsque Dieu « introduit le Premier-né dans le monde, il dit : ‘Que tous les anges de Dieu l’adorent’ » 1. Leur chant de louange à la naissance du Christ n’a cessé de résonner dans la louange de l’Église : « Gloire à Dieu... » 2. Ils protègent l’enfance de Jésus§559 3, servent Jésus au désert 4, le réconfortent dans l’agonie 5, alors qu’il aurait pu être sauvé par eux de la main des ennemis 6 comme jadis Israël 7. Ce sont encore les anges qui « évangélisent » 8 en annonçant la Bonne Nouvelle de l’Incarnation 9, et de la Résurrection 10 du Christ. Ils seront là au retour du Christ qu’ils annoncent 11, au service de son jugement 12.
Le Fils unique du Père en étant conçu comme homme dans le sein de la Vierge Marie est « Christ », c’est-à-dire§437 oint par l’Esprit Saint 1, dès le début de son existence humaine, même si sa manifestation n’a lieu que progressivement : aux bergers 2, aux mages 3, à Jean-Baptiste 4, aux disciples 5. Toute la vie de Jésus-Christ manifestera donc « comment Dieu l’a oint d’Esprit et de puissance » 6.
Jésus est né dans l’humilité d’une étable, dans une famille pauvre 1 ; de simples bergers sont les premiers témoins de l’événement. C’est dans cette pauvreté que se manifeste la gloire du ciel§437 2. L’Église ne se lasse pas de chanter la gloire de cette nuit§2443 :
La Vierge aujourd’hui met au monde l’Éternel
Et la terre offre une grotte à l’Inaccessible.
Les anges et les pasteurs le louent
Et les mages avec l’étoile s’avancent,
Car Tu es né pour nous,
Petit Enfant, Dieu éternel !
a
Comment Jérusalem va-t-elle accueillir son Messie ? Alors qu’il s’était toujours dérobé aux tentatives populaires de le faire roi 1, Jésus choisit le temps et prépare les détails de son entrée messianique dans la ville de « David, son père » 2 Il est acclamé comme le fils de David, celui qui apporte le salut (« Hosanna » veut dire « sauve donc ! », « donne le salut ! »). Or « Roi de Gloire » 3 entre danssaVille « monté sur un ânon » 4 : il ne conquiert pas la Fille de Sion, figure de son Église, par la ruse ni par la violence, mais par l’humilité qui témoigne de la Vérité 5. C’est pourquoi les sujets de son Royaume, ce jour-là, sont les enfants 6 et les « pauvres de Dieu », qui l’acclament comme les anges l’annonçaient aux bergers 7. Leur§333 acclamation, « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » 8, est reprise par§1352 l’Église dans le « Sanctus » de la liturgie eucharistique pour ouvrir le mémorial de la Pâque du Seigneur.
Enfin, par Marie, l’Esprit§963 Saint commence à mettre en communion avec le Christ les hommes « objets de l’amour bienveillant de Dieu » 1, et les humbles sont toujours les premiers à le recevoir : les bergers, les mages, Siméon et Anne, les époux de Cana et les premiers disciples.