Luc 2, 34

Et Siméon les bénit et dit à Marie, sa mère : « Cet Enfant est au monde pour la chute et la résurrection d’un grand nombre en Israël, et pour être un signe en butte à la contradiction ; —
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Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (3)

La présentation de Jésus au Temple§583 1 Le montre comme le Premier-Né appartenant au Seigneur 2. Avec Siméon et Anne c’est toute l’attente d’Israël qui vient à la rencontre de son Sauveur (la tradition byzantine appelle ainsi cet événement). Jésus est reconnu comme le Messie§439 tant attendu, « lumière des nations » et « gloire d’Israël », mais aussi « signe de contradiction ». Le glaive de douleur prédit à Marie annonce cette autre oblation, parfaite et unique§614, de la Croix qui donnera le salut que Dieu a « préparé à la face de tous les peuples ».
Jésus, comme les prophètes avant lui, a professé pour le Temple de Jérusalem le plus profond respect. Il y a été présenté§529 par Joseph et Marie quarante jours après sa naissance 1. À l’âge de douze ans, il décide§534 de rester dans le Temple pour rappeler à ses parents qu’il se doit aux affaires de son Père 2. Il y est monté chaque année au moins pour la Pâque pendant sa vie cachée 3 ; son ministère public lui-même a été rythmé par ses pèlerinages à Jérusalem pour les grandes fêtes juives 4.
Si la Loi et le Temple de Jérusalem ont pu être occasion de « contradiction » 1 de la part de Jésus pour les autorités religieuses d’Israël, c’est son rôle dans la rédemption des péchés, œuvre divine par excellence, qui a été pour elles la véritable pierre d’achoppement 2.