Jésus appelle à entrer dans le Royaume à travers les paraboles, trait typique de son enseignement 1. Par elles, il invite au festin du Royaume 2, mais il demande aussi un choix radical : pour acquérir le Royaume, il faut tout donner 3 ; les paroles ne suffisent pas, il faut§2613 des actes 4. Les paraboles sont comme des miroirs pour l’homme : accueille-t-il la parole§542 comme un sol dur ou comme une bonne terre 5 ? Que fait-il des talents reçus 6 ? Jésus et la présence du Royaume en ce monde sont secrètement au cœur des paraboles. Il faut entrer dans le Royaume, c’est-à-dire devenir disciple du Christ pour « connaître les mystères du Royaume des cieux » 7. Pour ceux qui restent « dehors » 8, tout demeure énigmatique 9.
Matthieu 22, 13
Alors le roi dit à ses serviteurs : Liez-lui les mains et les pieds, et jetez-le dans les ténèbres extérieures : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.Lire Matthieu 22 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (2)
L’unité du Christ et de l’Église, Tête et membres du Corps, implique aussi la distinction des deux dans une relation personnelle. Cet aspect est souvent exprimé par l’image de l’époux et de l’épouse. Le thème§757 du Christ Époux de l’Église a été préparé par les prophètes§219 et annoncé par Jean-Baptiste 1. Le Seigneur s’est lui-même désigné comme « l’Époux » 2. L’apôtre présente l’Église et chaque fidèle, membre de son Corps§772, comme une Épouse « fiancée » au Christ Seigneur, pour n’être avec Lui§1602 qu’un seul Esprit 3. Elle est l’Épouse immaculée de l’Agneau immaculé 4 que le Christ a aimée, pour laquelle Il s’est livré « afin de la sanctifier » 5, qu’Il s’est associée par§1616 une alliance éternelle, et dont Il ne cesse de prendre soin comme de son propre Corps 6 :
Voilà le Christ total, Tête et Corps, un seul formé de beaucoup. [...] Que ce soit la Tête qui parle, que ce soit les membres, c’est le Christ qui parle. Il parle en tenant le rôle de la Tête (ex persona capitis) ou bien en tenant le rôle du Corps (ex persona corporis). Selon ce qui est écrit : « Ils seront deux en une seule chair. C’est là un grand mystère, je veux dire en rapport avec le Christ et l’Église » 3. Et le Seigneur lui-même dans l’Évangile : « Non plus deux, mais une seule chair » 468. Comme vous l’avez vu, il y a bien en fait deux personnes différentes, et cependant, elles ne font qu’un dans l’étreinte conjugale. [...] En tant que Tête il se dit « Époux », en tant que Corps il se dit « Épouse » 912.
