Dans l’Écriture Sainte, l’expression « ciel et terre » signifie : tout ce qui existe, la création toute entière. Elle indique§290 aussi le lien, à l’intérieur de la création, qui à la fois unit et distingue ciel et terre : « La terre », c’est le monde des hommes 1 « Le ciel » ou « les cieux » peut désigner§1023§2794 le firmament 2, mais aussi le « lieu » propre de Dieu : « notre Père aux cieux » 3 et, par conséquent, aussi le « ciel » qui est la gloire eschatologique. Enfin, le mot « ciel » indique le « lieu » des créatures spirituelles – les anges – qui entourent Dieu.
Matthieu 5, 16
Qu’ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.Lire Matthieu 5 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (4)
« Ce Royaume brille aux yeux des hommes dans la parole, les œuvres et la présence du Christ » a. Accueillir la parole de Jésus, c’est§543 « accueillir le Royaume lui-même » b. Le germe et le commencement du Royaume sont le « petit troupeau » 1 de ceux que Jésus est venu convoquer autour de lui et dont il est lui-même le pasteur 2. Ils constituent la vraie famille de Jésus 3. À ceux qu’il a ainsi rassemblés autour de lui, il a enseigné une « manière d’agir » nouvelle, mais aussi une prière propre§1691§2558 4.
Toutes les Écritures §2541, les Prophètes et les Psaumes) sont accomplies dans le Christ (voir Lc 24:44). L’Évangile est cette « Bonne§102 nouvelle ». Sa première annonce est résumée par saint Matthieu dans le Sermon sur la montagne 1. Or la prière à Notre Père est au centre de cette annonce. C’est dans ce contexte que s’éclaire chaque demande de la prière léguée par le Seigneur :
L’Oraison dominicale est la plus parfaite des prières. [...] En elle non seulement nous demandons tout ce que nous pouvons désirer avec rectitude, mais encore selon l’ordre où il convient de le désirer. De sorte que cette prière non seulement nous enseigne à demander, mais elle forme aussi toute notre affectivité (saint Thomas d’Aquin, summa theologiæ 2-2, 83, 9).
