Matthieu 5, 19

Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements, et appris aux hommes à faire de même, sera le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés, sera grand dans le royaume des cieux.
Lire Matthieu 5 en entier

Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (4)

Jésus n’a pas aboli la Loi du Sinaï, mais Il l’a accomplie 1 avec une telle perfection 2 qu’Il en révèle le sens ultime 3 et qu’Il rachète les transgressions contre elle 4.
« Ce Royaume brille aux yeux des hommes dans la parole, les œuvres et la présence du Christ » a. Accueillir la parole de Jésus, c’est§543 « accueillir le Royaume lui-même » b. Le germe et le commencement du Royaume sont le « petit troupeau » 1 de ceux que Jésus est venu convoquer autour de lui et dont il est lui-même le pasteur 2. Ils constituent la vraie famille de Jésus 3. À ceux qu’il a ainsi rassemblés autour de lui, il a enseigné une « manière d’agir » nouvelle, mais aussi une prière propre§1691§2558 4.
La Loi évangélique « accomplit » 1, affine, dépasse et mène à sa perfection la Loi ancienne. Dans les « Béatitudes », elle§577 accomplit les promesses divines en les élevant et les ordonnant au « Royaume des cieux ». Elle s’adresse à ceux qui sont disposés à accueillir avec foi cette espérance nouvelle : les pauvres, les humbles, les affligés, les cœurs purs, les persécutés à cause du Christ, traçant ainsi les voies surprenantes du Royaume.
Toutes les Écritures §2541, les Prophètes et les Psaumes) sont accomplies dans le Christ (voir Lc 24:44). L’Évangile est cette « Bonne§102 nouvelle ». Sa première annonce est résumée par saint Matthieu dans le Sermon sur la montagne 1. Or la prière à Notre Père est au centre de cette annonce. C’est dans ce contexte que s’éclaire chaque demande de la prière léguée par le Seigneur :
L’Oraison dominicale est la plus parfaite des prières. [...] En elle non seulement nous demandons tout ce que nous pouvons désirer avec rectitude, mais encore selon l’ordre où il convient de le désirer. De sorte que cette prière non seulement nous enseigne à demander, mais elle forme aussi toute notre affectivité (saint Thomas d’Aquin, summa theologiæ 2-2, 83, 9).