Romains 6, 4

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle.
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Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (12)

Par le Baptême, le chrétien§628 est sacramentellement assimilé à Jésus qui anticipe en son baptême sa mort§1262 et sa résurrection ; il doit entrer dans ce mystère d’abaissement humble et de repentance, descendre dans l’eau avec Jésus, pour remonter avec lui, renaître de l’eau et de l’Esprit pour devenir, dans le Fils, fils bien-aimé du Père et « vivre dans une vie nouvelle » 1 :
Ensevelissons-nous avec le Christ par le Baptême, pour ressusciter avec lui ; descendons avec lui, pour être élevés avec lui ; remontons avec lui, pour être glorifiés en lui a.
Tout ce qui s’est passé dans le Christ nous fait connaître qu’après le bain d’eau, l’Esprit Saint vole sur nous du haut du ciel et qu’adoptés par la Voix du Père, nous devenons fils de Dieu b.
Le Baptême, dont le signe originel et plénier est l’immersion, signifie efficacement la descente au tombeau du chrétien qui meurt§537 au péché avec le Christ en vue d’une vie nouvelle : « Nous avons§1215 été ensevelis avec le Christ par le Baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » 1.
La Résurrection du Christ est objet de foi en tant qu’elle est une intervention transcendante de Dieu lui-même dans§258 la création et dans l’histoire. En elle, les trois Personnes divines à la fois§989 agissent ensemble et manifestent leur originalité propre. Elle s’est fait par la puissance du Père qui « a ressuscité » 1 le Christ, son Fils, et a de cette façon introduit de manière parfaite son humanité – avec son corps – dans la Trinité§663. Jésus est définitivement révélé « Fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit, par§445 sa Résurrection d’entre les morts » 2. Saint Paul insiste sur la manifestation de la puissance de Dieu§272 3 par l’œuvre de l’Esprit qui a vivifié l’humanité morte de Jésus et l’a appelée à l’état glorieux de Seigneur.
Il y a un double aspect dans le mystère Pascal : par sa mort il nous libère du péché, par sa Résurrection il nous ouvre l’accès à une nouvelle vie. Celle-ci est d’abord la justification qui nous remet dans§1987 la grâce de Dieu 1 « afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » 2. Elle consiste en la victoire sur la mort du péché et dans la nouvelle participation à la grâce 3. Elle accomplit l’adoption filiale§1996 car les hommes deviennent frères du Christ, comme Jésus lui-même appelle ses disciples après sa Résurrection : « Allez annoncer à mes frères » 4. Frères non par nature, mais par don de la grâce, parce que cette filiation adoptive procure une participation réelle à la vie du Fils unique, qui s’est pleinement révélée dans sa Résurrection.
Le Christ, « premier né d’entre les morts » 1, est le principe de notre propre résurrection, dès maintenant par la justification de notre âme 2, plus tard par la vivification de notre corps 3.
Enfin vient l’Heure de Jésus 1 : Jésus remet son esprit entre les mains du Père 2 au moment où par sa Mort il est vainqueur de la mort, de sorte que, « ressuscité des morts par la Gloire du Père » 3, il donne aussitôt l’Esprit Saint en « soufflant » sur ses disciples 4. À partir de cette Heure, la mission du Christ et de l’Esprit devient la mission de l’Église : « Comme§850 le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » 5.
Les croyants qui répondent à la Parole de Dieu et deviennent membres du Corps du Christ, deviennent étroitement unis§947 au Christ : « Dans ce corps la vie du Christ se répand à travers les croyants que les sacrements, d’une manière mystérieuse et réelle, unissent au Christ souffrant et glorifié » a. Ceci est particulièrement vrai du Baptême par lequel nous§1227 sommes unis à la mort et à la Résurrection du Christ 1, et de l’Eucharistie, par laquelle, « participant réellement§1329 au corps du Christ », « nous sommes élevés à la communion avec Lui et entre nous » b.
Notre Seigneur a lié le pardon des péchés à la foi et au Baptême : « Allez par le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé » 1. Le Baptême est le premier et principal sacrement du pardon des péchés parce qu’il nous unit au Christ mort pour nos péchés, ressuscité pour notre justification 2, afin que « nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » 3.
« C’est en face de la mort que l’énigme de la condition humaine atteint son sommet » a. En un sens, la mort corporelle est naturelle§164§1500, mais pour la foi elle est en fait « salaire du péché » 1. Et pour ceux qui meurent dans la grâce du Christ, elle est une participation à la mort du Seigneur, afin de pouvoir participer aussi à sa Résurrection 2.
On l’appelle Baptême selon le rite central par lequel il est réalisé : baptiser (en grec baptizein) signifie « plonger », « immerger » ; la « plongée » dans l’eau symbolise l’ensevelissement du catéchumène dans la mort du Christ§628 d’où il sort par la résurrection avec lui (voir Rm 6:3-4 ; Col 2:12), comme « nouvelle créature » 1.
Dans la catéchèse, il importe de révéler en toute clarté la joie et les exigences de la voie du Christ a. La catéchèse de la « vie nouvelle » 1 en Lui sera :
une catéchèse du Saint Esprit, Maître intérieur§737 de la vie selon le Christ, doux hôte et ami qui inspire, conduit, rectifie et fortifie cette vie ;
une catéchèse de la grâce, car c’est par§1938 grâce que nous sommes sauvés, et c’est encore par la grâce que nos œuvres peuvent porter du fruit pour la vie éternelle ;
une catéchèse des béatitudes, car la voie§1716 du Christ est résumée dans les béatitudes, seul chemin vers le bonheur éternel auquel le cœur de l’homme aspire ;
une catéchèse du péché et du pardon, car sans§184 se reconnaître pécheur, l’homme ne peut connaître la vérité sur lui-même, condition de l’agir juste, et sans l’offre du pardon il ne pourrait supporter cette vérité ;
une catéchèse des vertus humaines qui§1803 fait saisir la beauté et l’attrait des droites dispositions pour le bien ;
une catéchèse des vertus chrétiennes de foi§1812, d’espérance et de charité qui s’inspire magnanimement de l’exemple des saints ;
une catéchèse du double commandement de la charité déployé§2067 dans le Décalogue ;
une catéchèse ecclésiale, car c’est§946 dans les multiples échanges des « biens spirituels » dans la « communion des saints » que la vie chrétienne peut croître, se déployer et se communiquer.
La grâce du Saint-Esprit a le pouvoir de nous justifier, c’est-à-dire de nous laver de nos péchés et de nous communiquer « la justice§734 de Dieu par la foi en Jésus-Christ » 1 et par le Baptême 2 :
Si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, que la mort n’exerce plus de pouvoir sur lui. Sa mort fut une mort au péché, une fois pour toutes ; mais sa vie est une vie à Dieu. Et vous de même, regardez-vous comme morts au péché et vivants pour Dieu dans le Christ Jésus 3.