« O Trinité§758 lumière bienheureuse, O primordiale unité » a ! Dieu est éternelle béatitude, vie immortelle, lumière sans déclin. Dieu est amour : Père, Fils et Esprit§292 Saint§221§850. Librement Dieu veut communiquer la gloire de sa vie bienheureuse. Tel est le « dessein bienveillant » 1 qu’il a conçu dès avant la création du monde en son Fils bien-aimé, « nous prédestinant à l’adoption filiale en celui-ci » 2, c’est-à-dire « à reproduire l’image de Son Fils » 3 grâce à « l’Esprit d’adoption filiale » 4. Ce dessein est une « grâce donnée avant tous les siècles » 5, issue immédiatement de l’amour trinitaire. Il se déploie dans l’œuvre de la création, dans toute l’histoire du salut après la chute, dans les missions du Fils et de l’Esprit, que prolonge la mission de l’Église b.
Romains 8, 29
Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né d’un grand nombre de frères.Lire Romains 8 en entier
Paragraphes du Catéchisme citant ce verset (9)
Jésus est le Fils unique de Marie. Mais la maternité spirituelle de Marie 1 s’étend à tous les hommes qu’il est venu§969 sauver : « Elle engendra son Fils, dont Dieu a fait ‘l’aîné d’une multitude de frères’ 2, c’est-à-dire de croyants, à la naissance et à l’éducation desquels elle apporte la coopération§970 de son amour maternel » a.
Tous les signes de la célébration liturgique sont relatifs au Christ : les images sacrées de la sainte Mère de Dieu et des saints le sont aussi. Elles signifient en effet le Christ qui est glorifié en eux. Elles manifestent « la nuée de témoins » 1 qui continuent à participer au salut du monde et auxquels nous sommes unis, surtout dans la célébration sacramentelle. À travers leurs icônes, c’est l’homme « à l’image de Dieu », enfin transfiguré « à sa ressemblance » 2, qui se révèle à notre foi, et même les anges, eux aussi récapitulés dans le Christ :
Suivant la doctrine divinement inspirée de nos saints Pères et la tradition de l’Église catholique, dont nous savons qu’elle est la tradition de l’Esprit Saint qui habite en elle, nous définissions en toute certitude et justesse que les vénérables et saintes images, tout comme les représentations de la Croix précieuse et vivifiante, qu’elles soient peintes, en mosaïque ou de quelque autre matière appropriée, doivent être placées dans les saintes églises de Dieu, sur les ustensiles et vêtements sacrés, sur les murs et les tableaux, dans les maisons et dans les chemins, aussi bien l’image de notre Seigneur, Dieu et Sauveur, Jésus-Christ, que celle de notre Dame, la toute pure et sainte Mère de Dieu, des saints anges, de tous les saints et des justes 3.
Incorporé au Christ par le Baptême, le baptisé est configuré au Christ 1. Le Baptême scelle le chrétien d’une marque spirituelle§1121 indélébile (« character ») de son appartenance au Christ. Cette marque n’est effacée par aucun péché, même si le péché empêche le Baptême de porter des fruits de salut (voir DS 1609-1619). Donné une fois pour toutes, le Baptême ne peut pas être réitéré.
Nous pouvons donc espérer la gloire du ciel promise par Dieu à ceux qui l’aiment 1 et font sa volonté 2. En toute circonstance, chacun doit espérer, avec la grâce de Dieu, « persévérer jusqu’à la fin » 3a et obtenir§2016 la joie du ciel, comme l’éternelle récompense de Dieu pour les bonnes œuvres accomplies avec la grâce du Christ. Dans l’espérance l’Église prie que§1037 « tous les hommes soient sauvés » 4. Elle aspire à être, dans la gloire du ciel, unie au Christ, son Epoux :
Espère, ô mon âme, espère. Tu ignores le jour et l’heure. Veille soigneusement, tout passe avec rapidité, quoique ton impatience rende douteux ce qui est certain, et long un temps bien court. Songe que plus tu combattras, plus tu prouveras l’amour que tu portes à ton Dieu, et plus tu te réjouiras un jour avec ton Bien-Aimé, dans un bonheur et un ravissement qui ne pourront jamais finir b.
« Avec ceux qui l’aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien ... Ceux que d’avance, il a discernés, il les a aussi prédestinés§459 à reproduire l’image de son Fils pour qu’il soit l’aîné d’une multitude de frères. Ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés. Ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés. Ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » 1.
Grammaticalement, « notre » qualifie une réalité commune à plusieurs. Il n’y a qu’un seul Dieu et il est reconnu Père par ceux qui, par la foi à son Fils unique, sont renés de Lui par l’eau et par l’Esprit 1. L’Église est cette nouvelle Communion de Dieu et des hommes : unie au Fils§787 unique devenu « l’aîné d’une multitude de frères » 2, elle est en Communion avec un seul et même Père, dans un seul et même Esprit Saint 3. En priant « notre » Père, chaque baptisé prie dans cette Communion : « La multitude des croyants n’avait qu’un seul cœur et qu’une seule âme » 4.
