Catéchisme

Gage de la vie future

7 paragraphes sélectionnés

1000, 1326, 1402, 1403, 1404, 1405, 1419

Ce « comment » dépasse notre§1405 imagination et notre entendement ; il n’est accessible que dans la foi. Mais§647 notre participation à l’Eucharistie nous donne déjà un avant-goût de la transfiguration de notre corps par le Christ :
De même que le pain qui vient de la terre, après avoir reçu l’invocation de Dieu, n’est plus du pain ordinaire, mais eucharistie, constituée de deux choses, l’une terrestre et l’autre céleste, de même nos corps qui participent à l’eucharistie ne sont plus corruptibles, puisqu’ils ont l’espérance de la résurrection a
Enfin, par la célébration eucharistique nous nous unissons déjà à la liturgie du ciel et nous anticipons la vie éternelle quand§1090 Dieu sera tout en tous 1.
Dans une antique prière, l’Église§1323 acclame le mystère de l’Eucharistie : « O sacrum convivium in quo Christus sumitur. Recolitur memoria passionis eius ; mens impletur gratia et futuræ gloriæ nobis pignus datur » a. Si l’Eucharistie est le mémorial de la Pâque du Seigneur, si par notre§1130 communion à l’autel, nous sommes comblés « de toute bénédiction céleste et grâce » b, l’Eucharistie est aussi l’anticipation de la gloire céleste.
Lors de la dernière Cène, le Seigneur a lui-même tourné le regard de ses disciples vers l’accomplissement de la Pâque dans le royaume de Dieu : « Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu’au jour où je boirai avec vous le vin nouveau dans le Royaume de mon Père » 1. Chaque fois que l’Église célèbre l’Eucharistie, elle se souvient de cette promesse et son regard se tourne vers « Celui qui vient » 2. Dans sa prière, elle appelle sa venue : « Marana tha » 3, « Viens, Seigneur§671 Jésus » 4, « Que ta grâce vienne et que ce monde passe ! » a.
L’Église sait que, dès maintenant, le Seigneur vient dans son Eucharistie, et qu’il est là, au milieu de nous. Cependant, cette présence est voilée. C’est pour cela que nous célébrons l’Eucharistie « expectantes beatam spem et adventum Salvatoris nostri Jesu Christi » 1, en demandant « d’être comblés de ta gloire, dans ton Royaume, tous ensemble et pour l’éternité, quand Tu essuieras toute larme de nos yeux ; en Te voyant, Toi§1028§1041 notre Dieu, tel que Tu es, nous Te serons semblables éternellement, et sans fin nous chanterons ta louange, par le Christ, notre Seigneur » a.
De cette grande espérance, celle des cieux nouveaux et de la terre nouvelle en lesquels habitera la justice 1, nous n’avons pas§1042 de gage plus sûr, de signe plus manifeste que l’Eucharistie. En effet, chaque fois qu’est célébré ce mystère, « l’œuvre de notre rédemption s’opère » a et nous « rompons un même pain qui est remède d’immortalité, antidote pour§1000 ne pas mourir, mais pour vivre en Jésus-Christ pour toujours » b.
Le Christ ayant passé de ce monde au Père, nous donne dans l’Eucharistie le gage de la gloire auprès de Lui : la participation au Saint Sacrifice nous identifie avec son Cœur, soutient nos forces au long du pèlerinage de cette vie, nous fait souhaiter la Vie éternelle et nous unit déjà à l’Église du Ciel, à la Sainte Vierge Marie et à tous les Saints.