Catéchisme

5 paragraphes sélectionnés

1011, 1020, 1314, 1681, 1682

Dans la mort, Dieu appelle l’homme vers Lui. C’est pourquoi le chrétien peut éprouver envers la mort un désir semblable à celui de saint Paul : « J’ai le désir de m’en aller et d’être avec le Christ » 1 ; et il peut transformer§1025 sa propre mort en un acte d’obéissance et d’amour envers le Père, à l’exemple du Christ 2 :
Mon désir terrestre a été crucifié ; [...] il y a en moi une eau vive qui murmure et qui dit au-dedans de moi « Viens vers le Père » a.
Je veux voir Dieu, et pour le voir il faut mourir b.
Je ne meurs pas, j’entre dans la vie c.
Le chrétien qui unit sa propre mort à celle§1523-1525 de Jésus§2677 voit la mort comme une venue vers Lui et une entrée dans la vie§336 éternelle. Lorsque l’Église a, pour la dernière fois, dit les paroles de pardon de l’absolution du Christ sur le chrétien mourant, l’a scellé pour la dernière fois d’une onction fortifiante et lui a donné le Christ dans le viatique comme nourriture pour le voyage, elle lui parle avec une douce assurance :
Quitte ce monde, âme chrétienne, au nom du Père Tout-Puissant qui t’a créé, au nom de Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, qui a souffert pour toi, au nom du Saint-Esprit qui a été répandu en toi. Prends ta place aujourd’hui dans la paix, et fixe ta demeure avec Dieu dans la sainte Sion, avec la Vierge Marie, la Mère de Dieu, avec saint Joseph, les anges et tous les saints de Dieu [...]. Retourne auprès de ton Créateur qui t’a formé de la poussière du sol. Qu’à l’heure où ton âme sortira de ton corps, Marie, les anges et tous les saints se hâtent à ta rencontre [...]. Que tu puisses voir ton Rédempteur face à face... a.
Si un chrétien est en danger de mort, tout prêtre peut lui donner la Confirmation a. En effet, l’Église veut qu’aucun de ses§1307 enfants, même tout petit, ne sorte de ce monde sans avoir été parfait par l’Esprit Saint avec le don de la plénitude du Christ.
Le sens chrétien de la mort§1010-1014 est révélé dans la lumière du Mystère pascal de la mort et de la résurrection du Christ, en qui repose notre unique espérance. Le chrétien qui meurt dans le Christ Jésus « quitte ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur » 1.
Le jour de la mort inaugure pour le chrétien, au terme de sa vie sacramentelle, l’achèvement de sa nouvelle naissance commencée au Baptême, la « ressemblance » définitive à « l’image du Fils » conférée par l’Onction de l’Esprit Saint et la participation au Festin du Royaume qui était anticipée dans l’Eucharistie, même si d’ultimes purifications lui sont encore nécessaires pour revêtir la robe nuptiale.