On comprend alors la double dimension de la Liturgie chrétienne comme réponse de foi et d’amour aux « bénédictions spirituelles§2627 » dont le Père nous gratifie. D’une part, l’Église, unie à son Seigneur et « sous l’action de l’Esprit Saint » 1, bénit le Père « pour son Don ineffable » 2 par l’adoration, la louange et l’action de grâces. D’autre part, et jusqu’à la consommation du Dessein de Dieu, l’Église ne cesse d’offrir au Père§1360 « l’offrande de ses propres dons » et de l’implorer d’envoyer l’Esprit Saint sur celle-ci, sur elle-même, sur les fidèles et sur le monde entier, afin que par la communion à la mort et à la résurrection du Christ-Prêtre et par la puissance de l’Esprit, ces bénédictions divines portent des fruits de vie « à la louange de gloire de sa grâce » 3.
3 paragraphes sélectionnés
1083, 1204, 1206
La célébration de la liturgie doit donc correspondre au génie et à la culture des différents peuples a. Pour que le Mystère§2684 du Christ soit « porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi » 1, il doit être annoncé, célébré et vécu dans§854§1232 toutes les cultures, de sorte que celles-ci ne sont pas abolies mais rachetées et accomplies par lui b. C’est avec et par leur culture humaine propre, assumée et transfigurée§2527 par le Christ, que la multitude des enfants de Dieu ont accès auprès du Père, pour le glorifier, en un seul Esprit.
« La diversité liturgique peut être source d’enrichissement, elle peut aussi provoquer des tensions, des incompréhensions réciproques et même des schismes. Dans ce domaine, il est clair que la diversité ne doit pas nuire à l’unité. Elle ne peut s’exprimer que dans la fidélité à la foi commune, aux signes sacramentels que l’Église a reçus du Christ, et à la communion hiérarchique. L’adaptation aux cultures exige une conversion du cœur, et, s’il le faut, des ruptures avec des habitudes ancestrales incompatibles avec la foi catholique » a.
