Catéchisme

10 paragraphes sélectionnés

112, 117, 122, 124, 126, 129, 133, 134, 139, 158

1. Porter une grande attention « au contenu et à l’unité de toute l’Écriture ». En effet, aussi différents que soient les livres qui la composent, l’Écriture est une en raison de l’unité§128 du dessein de Dieu§368, dont le Christ Jésus est le centre et le cœur, ouvert depuis sa Pâque 1.
Le cœur 23 du Christ désigne la Sainte Écriture qui fait connaître le cœur du Christ. Ce cœur était fermé avant la passion car l’Écriture était obscure. Mais l’Écriture a été ouverte après la passion, car ceux qui désormais en ont l’intelligence considèrent et discernent de quelle manière les prophéties doivent être interprétées a.
Le sens spirituel. Grâce à l’unité du dessein de Dieu, non seulement le texte de l’Écriture, mais aussi les réalités§1101 et les événements dont il parle peuvent être des signes.
En effet, « l’Économie de l’Ancien Testament avait pour principale raison d’être de préparer l’avènement du Christ Sauveur du monde§702§763 ». « Bien qu’ils contiennent de l’imparfait et du provisoire », les livres de l’Ancien Testament témoignent de toute la divine pédagogie de l’amour salvifique§708 de Dieu : « En eux se trouvent de sublimes enseignements sur Dieu, une bienfaisante sagesse sur la vie humaine, d’admirables trésors de prière ; en eux§2568 enfin se tient caché le mystère de notre salut » a.
« La Parole de Dieu qui est une force divine pour le salut de tout croyant, se présente dans les écrits du Nouveau Testament et sa puissance s’y manifeste de façon singulière » a. Ces écrits nous livrent la vérité définitive de la Révélation divine. Leur objet central est Jésus-Christ, le Fils de Dieu incarné, ses actes, ses enseignements, sa passion et sa glorification ainsi que les débuts de son Église sous l’action de l’Esprit Saint b.
Dans la formation des Évangiles§76 on peut distinguer trois étapes :
Les chrétiens lisent donc l’Ancien Testament à la lumière§2055 du Christ§651 mort et ressuscité. Cette lecture typologique manifeste le contenu inépuisable de l’Ancien Testament. Elle ne doit pas faire oublier qu’il garde sa valeur propre de Révélation que Notre Seigneur§1968 lui-même a réaffirmée 1. Par ailleurs, le Nouveau Testament demande d’être lu aussi à la lumière de l’Ancien. La catéchèse chrétienne primitive y aura constamment recours 2. Selon un vieil adage, le Nouveau Testament est caché dans l’Ancien, alors que l’Ancien est dévoilé dans le Nouveau : « Le Nouveau se cache dans l’Ancien et dans le Nouveau l’Ancien se dévoile » ab.
L’Église§1792 « exhorte instamment et spécialement tous les chrétiens [...] à acquérir, par la lecture fréquente des divines Écritures, ‘la science éminente de Jésus§2653-Christ’ 1. ‘En effet, ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ’ a » b.
Toute l’Écriture divine n’est qu’un seul livre, et ce seul livre c’est le Christ, « car toute l’Écriture divine parle du Christ, et toute l’Écriture divine s’accomplit dans le Christ » ab.
Les quatre Évangiles tiennent une place centrale puisque le Christ Jésus en est le centre.
« La foi cherche à comprendre§2705 » a : il est inhérent à la foi que le croyant désire mieux connaître Celui en qui il a mis sa foi, et mieux comprendre ce qu’Il a révélé ; une connaissance plus pénétrante appellera à son tour une foi plus grande, de plus en plus embrasée d’amour§1827§2518. La grâce de la foi ouvre « les yeux du cœur » 1 pour une intelligence vive des contenus de la Révélation§90, c’est-à-dire de l’ensemble du dessein de Dieu et des mystères de la foi, de leur lien entre eux et avec le Christ, centre du mystère révélé. Or, pour « rendre toujours plus profonde l’intelligence de la Révélation, l’Esprit Saint ne cesse, par ses dons, de rendre la foi plus parfaite » b. Ainsi, selon l’adage de saint Augustin c, « je crois pour comprendre et je comprends pour mieux croire ».