Catéchisme

Eucharistie et communauté des fidèles

2 paragraphes sélectionnés

1166, 1400

« L’Église célèbre le mystère pascal, en vertu d’une tradition apostolique qui remonte au jour même de la Résurrection du Christ, chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit§1343 le Jour du Seigneur, ou dimanche » a. Le jour de la Résurrection du Christ est à la fois le « premier jour de la semaine », mémorial du premier jour de la création, et le « huitième jour » où le Christ, après son « repos » du grand Sabbat, inaugure le Jour « que fait le Seigneur », le « jour qui ne connaît pas de soir » (voir Matutinum in die Paschatis ritus Byzantini, Oda 9, troparium [Romæ 1884] p. 11). Le « repas du Seigneur » est son centre, car c’est ici que toute la communauté des fidèles rencontre le Seigneur ressuscité qui les invite à son banquet 1 :
Le jour du Seigneur, le jour de la Résurrection, le jour des chrétiens, est notre jour. C’est pour cela qu’il est appelé jour du Seigneur : car c’est ce jour-là que le Seigneur est monté victorieux auprès du Père. Si les païens l’appellent jour du soleil, nous aussi, nous le confessons volontiers : car aujourd’hui s’est levé la lumière du monde, aujourd’hui est apparu le soleil de justice dont les rayons apportent le salut 2.
Les communautés ecclésiales issues de la Réforme, séparées de l’Église catholique, « en raison surtout de l’absence du sacrement de l’Ordre, n’ont§1536 pas conservé la substance propre et intégrale du mystère eucharistique » a. C’est pour cette raison que, pour l’Église catholique, l’intercommunion eucharistique avec ces communautés n’est pas possible. Cependant, ces communautés ecclésiales, « lorsqu’elles font mémoire dans la sainte Cène de la mort et de la résurrection du Seigneur, professent que la vie consiste dans la communion au Christ et attendent son retour glorieux » b.