À partir du Triduum Pascal, comme de sa source de lumière, le temps nouveau de la Résurrection emplit toute l’année liturgique§2698 de sa clarté. De proche en proche, de part et d’autre de cette source, l’année est transfigurée par la Liturgie. Elle est réellement « année de grâce du Seigneur » 1. L’Économie du salut est à l’œuvre dans le cadre du temps, mais depuis son accomplissement dans la Pâque de Jésus et l’effusion de l’Esprit Saint, la fin de l’histoire est anticipée, ‘en avant-goût’, et le Royaume de Dieu entre dans notre temps.
Description de l’année liturgique
4 paragraphes sélectionnés
1168, 1169, 1170, 1171
C’est pourquoi Pâques n’est pas simplement une fête parmi d’autres : elle est la « Fête des fêtes », « Solennité des solennités », comme l’Eucharistie est le Sacrement des sacrements (le Grand sacrement). Saint Athanase§1330 l’appelle « le Grand dimanche » (epistula festivalis 329 : PG 26, 1366A), comme la Semaine sainte est appelée§560 en Orient « la Grande Semaine ». Le Mystère de la Résurrection, dans lequel le Christ a écrasé la mort, pénètre notre vieux temps de sa puissante énergie, jusqu’à ce que tout Lui soit soumis.
Au Concile de Nicée (en 325) toutes les Églises se sont mises d’accord pour que la Pâque chrétienne soit célébrée le dimanche qui suit la pleine lune (14 Nisan) après l’équinoxe de printemps. À cause des différentes méthodes de calcul du 14 Nisan, la date de Pâques dans les Églises d’Occident et d’Orient ne coïncide pas toujours. C’est pourquoi, ces Églises cherchent aujourd’hui un accord, afin de parvenir de nouveau à célébrer à une date commune le jour de la Résurrection du Seigneur.
L’année§524 liturgique est le déploiement des divers aspects de l’unique mystère pascal. Cela vaut tout particulièrement pour le cycle des fêtes autour du Mystère de l’Incarnation (Annonciation, Noël, Épiphanie) qui commémorent le commencement de notre salut et nous communiquent les prémices du mystère de Pâques.
