Le saint Baptême est le fondement de toute la vie chrétienne le porche de la vie dans l’Esprit (vitæ spiritualis ianua) et la porte qui ouvre l’accès aux autres sacrements. Par le Baptême nous sommes libérés du péché et régénérés comme fils de Dieu, nous devenons membres du Christ et nous sommes incorporés à l’Église et faits participants à sa mission (voir concile de Florence : DS 1314 ; ⇒ CIC, can. 204, § 1; ⇒ 849; CCEO, can. 675, § 1) : « Le Baptême est le sacrement de la régénération par l’eau et dans la parole » abcd.
6 paragraphes sélectionnés
1213, 1241, 1265, 1271, 1272, 1279
Le Baptême constitue le fondement de la communion entre tous les chrétiens, aussi avec ceux qui ne sont§818§838 pas encore en pleine communion avec l’Église catholique : « En effet, ceux qui croient au Christ et qui ont reçu validement le Baptême, se trouvent dans une certaine communion, bien qu’imparfaite, avec l’Église catholique [...]. Justifiés par la foi reçue au Baptême, incorporés au Christ, ils portent à juste titre le nom de chrétiens, et les fils de l’Église catholique les reconnaissent à bon droit comme des frères dans le Seigneur » a. « Le Baptême est donc le lien sacramentel d’unité existant entre ceux qui ont été régénérés par lui » b.
Incorporé au Christ par le Baptême, le baptisé est configuré au Christ 1. Le Baptême scelle le chrétien d’une marque spirituelle§1121 indélébile (« character ») de son appartenance au Christ. Cette marque n’est effacée par aucun péché, même si le péché empêche le Baptême de porter des fruits de salut (voir DS 1609-1619). Donné une fois pour toutes, le Baptême ne peut pas être réitéré.
Le fruit du Baptême ou grâce baptismale est une réalité riche qui comporte : la rémission du péché originel et de tous les péchés personnels ; la naissance à la vie nouvelle par laquelle l’homme devient fils adoptif du Père, membre du Christ, temple du Saint-Esprit Par le fait même, le baptisé est incorporé à l’Église, Corps du Christ, et rendu participant du sacerdoce du Christ.
