Très tôt, pour mieux signifier le don du Saint-Esprit, s’est ajoutée à l’imposition des mains une onction d’huile§695 parfumée (chrême). Cette onction illustre le nom de « chrétien » qui signifie « oint » et qui tire son origine de celui du Christ Lui-même, lui que « Dieu§436 a oint de l’Esprit Saint » (Ac 10:38). Et ce rite d’onction existe jusqu’à nos jours, tant en Orient qu’en Occident. C’est pourquoi, en Orient, on appelle ce sacrement chrismation, onction de chrême§1297, ou myron, ce qui signifie « chrême ». En Occident le nom de Confirmation suggère que ce sacrement à la fois confirme le baptême et affermit la grâce baptismale.
3 paragraphes sélectionnés
1289, 1306, 1322
Tout baptisé non encore confirmé peut et doit recevoir le sacrement de la Confirmation a. Puisque Baptême, Confirmation et Eucharistie forment une unité, il s’en suit que « les fidèles sont§1212 tenus par l’obligation de recevoir ce sacrement en temps opportun » b, car sans la Confirmation et l’Eucharistie, le sacrement du Baptême est, certes, valide et efficace, mais l’initiation chrétienne reste inachevée.
La Sainte Eucharistie§1212 achève l’initiation chrétienne. Ceux qui ont été élevés à la dignité du sacerdoce royal par le baptême et configurés plus profondément au Christ par la confirmation, ceux-là, par le moyen de l’Eucharistie, participent avec toute la communauté au sacrifice même du Seigneur.
