Catéchisme

Sceau dans la confirmation

4 paragraphes sélectionnés

1293, 1295, 1296, 1304

Dans le rite de ce sacrement, il convient de considérer le signe de l’onction et ce que l’onction désigne et imprime : le sceau spirituel.
L’onction, dans la symbolique biblique et antique, est riche de nombreuses significations : l’huile est signe d’abondance 1 et de joie§695 2, elle purifie (onction avant et après le bain) et elle rend souple (l’onction des athlètes et des lutteurs) ; elle est signe de guérison, puisqu’elle adoucit les contusions et les plaies (voir Is 1:6 ; Lc 10:34) et elle rend rayonnant de beauté, de santé et de force.
Par cette onction, le confirmand reçoit « la marque », le sceau de l’Esprit Saint. Le sceau est le symbole de la personne 1, signe§698 de son autorité 2, de sa propriété sur un objet 3 – c’est ainsi que l’on marquait les soldats du sceau de leur chef et aussi les esclaves de celui de leur maître – ; il authentifie un acte juridique 4 ou un document 5 et le rend éventuellement secret 6.
Le Christ lui-même se déclare marqué du sceau de son Père 1. Le chrétien, lui aussi, est§1121 marqué d’un sceau : « Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l’onction, c’est Dieu, Lui qui nous a marqués de son sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit » 2. Ce sceau de l’Esprit Saint, marque l’appartenance totale au Christ, la mise à son service pour toujours, mais aussi la promesse de la protection divine dans la grande épreuve eschatologique 3.
Comme le Baptême dont elle est l’achèvement, la Confirmation est donnée une seule fois. La Confirmation imprime en effet§1121 dans l’âme une marque spirituelle indélébile, le « caractère » a, qui est le signe de ce que Jésus-Christ a marqué un chrétien du sceau de son Esprit en le revêtant de la force d’en haut pour qu’il soit son témoin 1.