Catéchisme

5 paragraphes sélectionnés

1323, 1364, 1365, 1366, 1382

« Notre Sauveur, à la dernière Cène, la nuit où il était livré, institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang pour perpétuer le sacrifice de la croix au long des siècles, jusqu’à ce qu’il vienne, et pour confier à l’Église, son Épouse bien-aimée, le mémorial de sa mort et de sa résurrection : sacrement de l’amour, signe de l’unité, lien de la charité, banquet pascal dans lequel le Christ est reçu en nourriture, l’âme est comblée de grâce§1402 et le gage de la gloire future nous est donné » a.
Le mémorial reçoit un sens nouveau dans le Nouveau Testament. Quand l’Église célèbre l’Eucharistie, elle fait mémoire§611 de la Pâque du Christ, et celle-ci devient présente : le sacrifice que le Christ a offert une fois pour toutes sur la Croix demeure toujours actuel 1 : « Toutes les§1085 fois que le sacrifice de la croix par lequel le Christ notre pâque a été immolé se célèbre sur l’autel, l’œuvre de notre rédemption s’opère » a.
Parce qu’elle est mémorial de la Pâque du Christ, l’Eucharistie est aussi un sacrifice. Le caractère sacrificiel de l’Eucharistie est manifesté§2100 dans les paroles mêmes de l’institution : « Ceci est mon Corps qui va être donné pour vous » et « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon Sang, qui va être versé pour vous » 1. Dans l’Eucharistie le Christ donne§1846 ce corps même qu’il a livré pour nous sur la croix, le sang même qu’il a « répandu pour une multitude en rémission des péchés » 2.
L’Eucharistie est donc un sacrifice parce qu’elle représente (rend présent) le sacrifice de la croix, parce qu’elle en est le mémorial§613 et parce qu’elle en applique le fruit :
[Le Christ] notre Dieu et Seigneur, s’offrit lui-même à Dieu le Père une fois pour toutes, mourant en intercesseur sur l’autel de la Croix, afin de réaliser pour eux (les hommes) une rédemption éternelle. Cependant, comme sa mort ne devait pas mettre fin à son sacerdoce (He 7:24 ; 7:27), à la dernière Cène, « la nuit où il fut livré » (1 Co 11:13), il voulait laisser à l’Église, son épouse bien-aimée, un sacrifice visible (comme le réclame la nature humaine), où serait représenté le sacrifice sanglant qui allait s’accomplir une unique fois sur la croix, dont la mémoire se perpétuerait jusqu’à la fin des siècles 12 et dont la vertu salutaire s’appliquerait à la rédemption des péchés que nous commettons chaque jour 3.
La messe est à la fois et inséparablement le mémorial sacrificiel dans lequel se perpétue le sacrifice de la croix, et le banquet sacré de la communion au Corps et au Sang du Seigneur. Mais la célébration du sacrifice eucharistique est tout orientée vers l’union intime des fidèles au Christ par la communion§950. Communier, c’est recevoir le Christ lui-même qui s’est offert pour nous.