Catéchisme

Eucharistie, pain du ciel

4 paragraphes sélectionnés

1331, 1355, 1419, 2837

Communion, parce que c’est par ce sacrement que nous nous unissons au Christ qui nous rend participants§950 de son Corps et de son Sang pour former un seul corps 1 ; on l’appelle encore les choses saintes : ta hagia ; sancta ab2 – c’est le sens premier de la « communion des saints » dont parle§948 le Symbole des Apôtres –, pain des anges, pain du ciel, médicament d’immortalité§1405 c, viatique...
Dans la communion, précédée de la prière du Seigneur et de la fraction du pain, les fidèles reçoivent « le pain du ciel§1382 » et « la coupe du salut », le Corps et le Sang du Christ qui s’est livré « pour la vie du monde » 1 :§1327
Parce que ce pain et ce vin ont été, selon l’expression ancienne, « eucharistiés », « nous appelons cette nourriture Eucharistie et personne ne peut y prendre part s’il ne croit pas à la vérité de ce qu’on enseigne chez nous, s’il n’a reçu le bain pour la rémission des péchés et la nouvelle naissance et s’il ne vit selon les préceptes du Christ » a.
Le Christ ayant passé de ce monde au Père, nous donne dans l’Eucharistie le gage de la gloire auprès de Lui : la participation au Saint Sacrifice nous identifie avec son Cœur, soutient nos forces au long du pèlerinage de cette vie, nous fait souhaiter la Vie éternelle et nous unit déjà à l’Église du Ciel, à la Sainte Vierge Marie et à tous les Saints.
« De ce jour ». Ce mot, épiousios, n’a pas d’autre emploi dans le Nouveau Testament. Pris dans un sens temporel§2659, il est une reprise pédagogique de « aujourd’hui » 1 pour nous confirmer dans une confiance « sans réserve ». Pris au sens qualitatif, il signifie le nécessaire à la vie, et plus largement tout bien suffisant pour la subsistance 2. Pris à la lettre §2633 : « sur-essentiel »), il désigne directement le Pain de Vie, le Corps du Christ, « remède§1405 d’immortalité » (saint Ignace d’Antioche) sans lequel nous n’avons pas la Vie en nous a. Enfin, lié au précédent, le sens céleste est évident : « ce Jour » est celui du Seigneur§1166, celui du Festin du Royaume, anticipé dans l’Eucharistie qui est déjà l’avant-goût du Royaume qui vient. C’est pourquoi il convient que la Liturgie eucharistique soit§1389 célébrée « chaque jour ».
L’Eucharistie est notre pain quotidien. La vertu propre à ce divin aliment est une force d’union : elle nous unit au Corps du Sauveur et fait de nous ses membres afin que nous devenions ce que nous recevons. [...] Ce pain quotidien est encore dans les lectures que vous entendez chaque jour à l’Église, dans les hymnes que l’on chante et que vous chantez. Tout cela est nécessaire à notre pèlerinage 3.
Le Père du ciel nous exhorte à demander comme des enfants du ciel, le Pain du ciel. b. Le Christ « lui-même est le pain qui, semé dans la Vierge, levé dans la chair, pétri dans la Passion, cuit dans la fournaise du sépulcre, mis en réserve dans l’Église, apporté aux autels, fournit chaque jour aux fidèles une nourriture céleste » (saint Pierre Chrysologue, sermones 71 : PL 52, 402D).