Au cœur de la célébration de l’Eucharistie il y a le pain et le vin qui, par les paroles du Christ et par l’invocation de l’Esprit Saint§1350, deviennent le Corps et le Sang du Christ. Fidèle à l’ordre du Seigneur l’Église continue de faire, en mémoire de Lui, jusqu’à son retour glorieux, ce qu’il a fait la veille de sa passion : « Il prit du pain... », « Il prit la coupe remplie de vin... ». En devenant mystérieusement le Corps et le Sang du Christ, les signes du pain et du vin continuent à signifier aussi la bonté de la création. Ainsi, dans§1147 l’Offertoire, nous rendons grâce au Créateur pour le pain et le vin 1, fruit « du travail§1148 de l’homme », mais d’abord « fruit de la terre » et « de la vigne », dons du Créateur. L’Église voit dans le geste de Melchisédech, roi et prêtre, qui « apporta du pain et du vin » 2 une préfiguration de sa propre offrande a.
2 paragraphes sélectionnés
1333, 1350
La présentation des oblats (l’offertoire) : on apporte alors, parfois en procession, le pain et le vin à l’autel qui seront offerts par le prêtre au nom du Christ dans le sacrifice eucharistique où ils deviendront le corps et le sang de Celui-ci. C’est le geste même du Christ à la Dernière Cène, « prenant du pain et une coupe ». « Cette oblation, l’Église seule l’offre§1359, pure, au Créateur, en lui offrant avec action de grâce ce qui provient de sa création » a1. La présentation des oblats à l’autel assume le geste de Melchisédech et confie les dons du créateur entre les mains du Christ. C’est Lui qui, dans§614 Son sacrifice, mène à la perfection toutes les tentatives humaines d’offrir des sacrifices.
