De cette grande espérance, celle des cieux nouveaux et de la terre nouvelle en lesquels habitera la justice 1, nous n’avons pas§1042 de gage plus sûr, de signe plus manifeste que l’Eucharistie. En effet, chaque fois qu’est célébré ce mystère, « l’œuvre de notre rédemption s’opère » a et nous « rompons un même pain qui est remède d’immortalité, antidote pour§1000 ne pas mourir, mais pour vivre en Jésus-Christ pour toujours » b.
Eucharistie, « remède d'immortalité »
2 paragraphes sélectionnés
1405, 2837
« De ce jour ». Ce mot, épiousios, n’a pas d’autre emploi dans le Nouveau Testament. Pris dans un sens temporel§2659, il est une reprise pédagogique de « aujourd’hui » 1 pour nous confirmer dans une confiance « sans réserve ». Pris au sens qualitatif, il signifie le nécessaire à la vie, et plus largement tout bien suffisant pour la subsistance 2. Pris à la lettre §2633 : « sur-essentiel »), il désigne directement le Pain de Vie, le Corps du Christ, « remède§1405 d’immortalité » (saint Ignace d’Antioche) sans lequel nous n’avons pas la Vie en nous a. Enfin, lié au précédent, le sens céleste est évident : « ce Jour » est celui du Seigneur§1166, celui du Festin du Royaume, anticipé dans l’Eucharistie qui est déjà l’avant-goût du Royaume qui vient. C’est pourquoi il convient que la Liturgie eucharistique soit§1389 célébrée « chaque jour ».
L’Eucharistie est notre pain quotidien. La vertu propre à ce divin aliment est une force d’union : elle nous unit au Corps du Sauveur et fait de nous ses membres afin que nous devenions ce que nous recevons. [...] Ce pain quotidien est encore dans les lectures que vous entendez chaque jour à l’Église, dans les hymnes que l’on chante et que vous chantez. Tout cela est nécessaire à notre pèlerinage 3.
Le Père du ciel nous exhorte à demander comme des enfants du ciel, le Pain du ciel. b. Le Christ « lui-même est le pain qui, semé dans la Vierge, levé dans la chair, pétri dans la Passion, cuit dans la fournaise du sépulcre, mis en réserve dans l’Église, apporté aux autels, fournit chaque jour aux fidèles une nourriture céleste » (saint Pierre Chrysologue, sermones 71 : PL 52, 402D).
Le Père du ciel nous exhorte à demander comme des enfants du ciel, le Pain du ciel. b. Le Christ « lui-même est le pain qui, semé dans la Vierge, levé dans la chair, pétri dans la Passion, cuit dans la fournaise du sépulcre, mis en réserve dans l’Église, apporté aux autels, fournit chaque jour aux fidèles une nourriture céleste » (saint Pierre Chrysologue, sermones 71 : PL 52, 402D).
