Catéchisme

7 paragraphes sélectionnés

1421, 1458, 1484, 1503, 1504, 1505, 1509

Le Seigneur Jésus-Christ, médecin de nos âmes et de nos corps, Lui qui a remis les péchés au paralytique et lui a rendu la santé du corps 1, a voulu que son Église continue, dans la force de l’Esprit Saint, son œuvre de guérison et de salut, même auprès de ses propres membres. C’est le but des deux sacrements de guérison : du sacrement de Pénitence et de l’Onction des malades.
Sans être strictement nécessaire, la confession des fautes quotidiennes (péchés véniels) est§2468 néanmoins vivement recommandée par l’Église (voir concile de Trente : DS 1680 ; CIC, can. 988, § 2). En effet, la confession régulière de nos péchés véniels nous§1783 aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l’Esprit. En recevant plus fréquemment par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme lui ab :
Celui qui confesse ses péchés agit déjà avec Dieu. Dieu accuse tes péchés ; si tu les accuses toi aussi, tu te joins à Dieu. L’homme et le pécheur sont pour ainsi dire deux réalités : quand tu entends parler de l’homme, c’est Dieu qui l’a fait ; quand tu entends parler du pécheur, c’est l’homme lui-même qui l’a fait. Détruis ce que tu as fais pour que Dieu sauve ce qu’il a fait... Quand tu commences à détester ce que tu as fait, c’est alors que tes œuvres bonnes commencent parce que tu accuses tes œuvres mauvaises. Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu fais la vérité et tu viens à la Lumière (saint Augustin, in evangelium Johannis tractatus 12, 13).
« La confession individuelle et intégrale suivie de l’absolution demeure le seul mode ordinaire par lequel les fidèles se réconcilient avec Dieu et l’Église, sauf si une impossibilité physique ou morale dispense d’une telle confession » a. Ceci n’est pas sans raisons profondes. Le Christ agit en chacun des sacrements. Il s’adresse personnellement à chacun des pécheurs : « Mon§878 enfant, tes péchés sont remis » 1 ; il est le médecin qui se penche sur chacun des malades qui ont besoin de lui 2 pour les guérir ; il les relève et les réintègre dans la communion fraternelle. La confession personnelle est donc la forme la plus significative de la réconciliation avec Dieu et avec l’Église.
La compassion du Christ envers les malades et ses nombreuses guérisons d’infirmes de toute sorte 1 sont un signe éclatant§549 de ce « que Dieu a visité son peuple » 2 et que le Royaume de Dieu est tout proche. Jésus n’a pas seulement pouvoir de guérir, mais aussi de pardonner les péchés 3 : il est venu guérir l’homme tout entier, âme et corps§1421 ; il est le médecin dont les malades ont besoin 4. Sa compassion envers tous ceux qui souffrent va si loin qu’il s’identifie avec eux : « J’ai été malade et vous m’avez visité » 5. Son amour de prédilection pour les infirmes n’a cessé, tout au long des siècles, d’éveiller l’attention toute particulière des chrétiens envers tous§2288 ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme. Elle est à l’origine des efforts inlassables pour les soulager.
Souvent Jésus§696 demande aux malades de croire 1. Il se sert de signes pour guérir : salive et imposition des mains 2, boue et ablution 3. Les malades cherchent à le toucher 4 « car une force sortait de lui qui les guérissait tous » 5. Ainsi, dans les sacrements, le Christ continue à nous « toucher » pour nous guérir.
Ému par tant de souffrances, le Christ non seulement se laisse toucher par les malades, mais il fait siennes leurs misères : « Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies » 1. Il n’a pas guéri tous les malades. Ses guérisons étaient des signes de la venue du Royaume de Dieu. Ils annonçaient une guérison plus radicale : la victoire sur le péché§440 et la mort par sa Pâque. Sur la Croix, le Christ a pris sur lui tout le poids du mal 2 et a enlevé le « péché du monde » 3, dont la maladie n’est qu’une conséquence. Par sa passion et sa mort sur la Croix, le Christ a donné un sens nouveau à la souffrance : elle peut désormais nous configurer à lui et nous unir à sa passion§307 rédemptrice.
« Guérissez les malades ! » 1. Cette charge, l’Église l’a reçue du Seigneur et tâche de la réaliser autant par les soins qu’elle apporte aux malades que par la prière d’intercession avec laquelle elle les accompagne. Elle croit en la présence vivifiante du Christ, médecin des âmes et des corps. Cette présence est particulièrement agissante à travers les sacrements, et de manière toute spéciale par l’Eucharistie, pain qui donne la vie§1405 éternelle 2 et dont saint Paul insinue le lien avec la santé corporelle 3.