Catéchisme

5 paragraphes sélectionnés

1424, 1455, 1456, 1457, 1458

Il est appelé sacrement de la confession puisque l’aveu, la confession des péchés devant le prêtre est un élément essentiel§1456 de ce sacrement. Dans un sens profond ce sacrement est aussi une « confession », reconnaissance et louange de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde envers l’homme pécheur.
Il est appelé sacrement du pardon puisque§1449 par l’absolution sacramentelle du prêtre, Dieu accorde au pénitent « le pardon et la paix » a.
Il est appelé sacrement de Réconciliation car il donne§1442 au pécheur l’amour de Dieu qui réconcilie : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » 1. Celui qui vit de l’amour miséricordieux de Dieu est prêt à répondre à l’appel du Seigneur : « Va d’abord te réconcilier avec ton frère » 2.
La confession des péchés (l’aveu), même d’un point de vue simplement humain, nous libère et facilite notre réconciliation§1424 avec les autres. Par l’aveu, l’homme regarde en face les péchés dont il s’est rendu coupable ; il en assume la responsabilité et par là, il s’ouvre de nouveau à Dieu et à la communion§1734 de l’Église afin de rendre possible un nouvel avenir.
L’aveu au prêtre constitue une partie essentielle du sacrement de Pénitence : « Les pénitents doivent, dans la confession, énumérer tous les péchés mortels dont ils ont conscience après§1855 s’être examinés sérieusement, même si ces péchés sont très secrets et s’ils ont été commis seulement§1505 contre les deux derniers préceptes du Décalogue 1, car parfois ces péchés blessent plus grièvement l’âme et sont plus dangereux que ceux qui ont été commis au su de tous » a :
Lorsque les fidèles du Christ s’efforcent de confesser tous les péchés qui leur viennent à la mémoire, on ne peut pas douter qu’ils les présentent tous au pardon de la miséricorde divine. Ceux qui agissent autrement et qui en cachent sciemment quelques-uns ne proposent à la bonté divine rien qu’elle puisse remettre par l’intermédiaire du prêtre. Car « si le malade rougit de découvrir sa plaie au médecin, la médecine ne soigne pas ce qu’elle ignore » 2b c.
D’après le commandement de l’Église, « tout fidèle parvenu à l’âge de la discrétion doit confesser au moins une fois§2042 par an, les péchés graves dont il a conscience » abc. Celui qui a conscience d’avoir commis un péché mortel ne doit§1385 pas recevoir la Sainte Communion, même s’il éprouve une grande contrition, sans avoir préalablement reçu l’absolution sacramentelle d1, à moins qu’il n’ait un motif grave pour communier et qu’il ne lui soit possible d’accéder à un confesseur ef. Les enfants doivent accéder au sacrement de la Pénitence avant de recevoir pour la première fois la Sainte. Communion g.
Sans être strictement nécessaire, la confession des fautes quotidiennes (péchés véniels) est§2468 néanmoins vivement recommandée par l’Église (voir concile de Trente : DS 1680 ; CIC, can. 988, § 2). En effet, la confession régulière de nos péchés véniels nous§1783 aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l’Esprit. En recevant plus fréquemment par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme lui ab :
Celui qui confesse ses péchés agit déjà avec Dieu. Dieu accuse tes péchés ; si tu les accuses toi aussi, tu te joins à Dieu. L’homme et le pécheur sont pour ainsi dire deux réalités : quand tu entends parler de l’homme, c’est Dieu qui l’a fait ; quand tu entends parler du pécheur, c’est l’homme lui-même qui l’a fait. Détruis ce que tu as fais pour que Dieu sauve ce qu’il a fait... Quand tu commences à détester ce que tu as fait, c’est alors que tes œuvres bonnes commencent parce que tu accuses tes œuvres mauvaises. Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu fais la vérité et tu viens à la Lumière (saint Augustin, in evangelium Johannis tractatus 12, 13).