La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, l’exercice et la défense de la justice et du droit 1, par l’aveu des fautes aux frères, la correction fraternelle, la révision de vie, l’examen de conscience, la direction spirituelle, l’acceptation des souffrances, l’endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence 2.
6 paragraphes sélectionnés
1435, 1460, 1615, 1642, 2029, 2427
La pénitence que le confesseur impose, doit tenir compte de la situation personnelle du pénitent et doit chercher son bien spirituel. Elle doit correspondre autant que possible à la gravité et à la nature des péchés commis. Elle peut consister dans la prière, une offrande§2447, dans les œuvres de miséricorde, le service du prochain, dans des privations volontaires, des sacrifices, et surtout dans l’acceptation patiente de la croix que nous devons porter. De telles pénitences aident à nous configurer au Christ§2011 qui, seul, a expié pour§618 nos péchés 1 une fois pour toutes. Elles nous permettent de devenir les cohéritiers du Christ ressuscité, « puisque nous souffrons avec lui » 2a :
Mais notre satisfaction, celle que nous acquittons pour nos péchés, n’est que par Jésus-Christ : nous qui, de nous-mêmes comme tels, ne pouvons rien nous-mêmes, avec l’aide « de celui qui nous fortifie, nous pouvons tout » 24. Ainsi l’homme n’a rien dont il puisse se glorifier, mais toute notre « gloire » est dans le Christ... en qui nous satisfaisons, « en faisant de dignes fruits de pénitence » 5b, qui en Lui puisent leur force, par Lui sont offerts au Père et grâce à Lui sont acceptés par le Père .
Cette insistance sans équivoque sur l’indissolubilité du lien matrimonial a pu laisser perplexe et apparaître comme une exigence§2364 irréalisable 1. Pourtant Jésus n’a pas chargé les époux d’un fardeau impossible à porter et trop lourd 2, plus pesant que la Loi de Moïse. En venant rétablir l’ordre initial de la création perturbé par le péché, il donne lui-même la force et la grâce pour vivre le mariage dans la dimension nouvelle du Règne de Dieu. C’est en suivant le Christ, en renonçant à eux-mêmes, en prenant leurs croix sur eux 3 que les époux pourront « comprendre » 4 le sens originel du mariage et le vivre avec l’aide du Christ. Cette grâce du Mariage chrétien est un fruit§1642 de la Croix du Christ, source de toute vie chrétienne.
Le Christ est la source de cette grâce. « De même que Dieu prit autrefois l’initiative d’une alliance d’amour et de fidélité avec§1615 son peuple, ainsi, maintenant, le Sauveur des hommes, Epoux de l’Église, vient§796 à la rencontre des époux chrétiens par le sacrement du Mariage » a. Il reste avec eux, il leur donne la force de le suivre en prenant leur croix sur eux, de se relever après leurs chutes, de se pardonner mutuellement, de porter les uns les fardeaux des autres 1, d’être « soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ » 2 et de s’aimer d’un amour surnaturel, délicat et fécond. Dans les joies de leur amour et de leur vie familiale il leur donne, dès ici-bas, un avant-goût du festin des noces de l’Agneau :
Où vais-je puiser la force de décrire de manière satisfaisante le bonheur du mariage que l’Église ménage, que confirme l’offrande, que scelle la bénédiction ; les anges le proclament, le Père céleste le ratifie. [...] Quel couple que celui de deux chrétiens, unis par une seule espérance, un seul désir, une seule discipline, le même service ! Tous deux enfants d’un même Père, serviteurs d’un même Maître ; rien ne les sépare, ni dans l’esprit ni dans la chair ; au contraire, ils sont vraiment deux en une seule chair. Là où la chair est une, un aussi est l’esprit b.
Le travail humain procède immédiatement des personnes créées à l’image de Dieu, et appelées à prolonger, les unes avec§307 et pour les autres, l’œuvre de la création en dominant la terre 1ab. Le travail est donc§378 un devoir : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » 2. Le travail honore les dons du Créateur et les talents reçus. Il peut aussi être rédempteur. En endurant la peine 3 du travail en union avec Jésus§531, l’artisan de Nazareth et le crucifié du Calvaire, l’homme collabore d’une certaine façon avec le Fils de Dieu dans son Œuvre rédemptrice. Il se montre disciple du Christ en portant la Croix, chaque jour, dans l’activité qu’il est appelé à accomplir c. Le travail peut être un moyen de sanctification et une animation des réalités terrestres dans l’Esprit du Christ.
