Le péché est avant tout offense à Dieu, rupture de la communion avec Lui. Il porte en même temps atteinte§1850 à la communion avec l’Église. C’est pourquoi la conversion apporte à la fois le pardon de Dieu et la réconciliation avec l’Église, ce qu’exprime et réalise liturgiquement le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation a.
Communion ecclésiale et péché
4 paragraphes sélectionnés
1440, 1446, 1448, 1455
Le Christ a institué le sacrement de Pénitence pour tous les membres pécheurs de son Église, avant tout§979 pour ceux qui, après le baptême, sont tombés dans le péché grave et qui ont ainsi§1856 perdu la grâce baptismale et blessé la communion ecclésiale. C’est à eux que le sacrement de Pénitence offre une nouvelle possibilité de se convertir et de retrouver la grâce de la justification. Les§1990 Pères de l’Église présentent ce sacrement comme « la seconde planche [de salut] après le naufrage qu’est la perte de la grâce » ab.
À travers les changements que la discipline et la célébration de ce sacrement ont connu au cours des siècles, on discerne la même structure fondamentale. Elle comporte deux éléments également essentiels ; d’une part, les actes de l’homme qui se convertit sous l’action de l’Esprit Saint : à savoir la contrition, l’aveu et la satisfaction ; d’autre part, l’action de Dieu par l’intervention de l’Église. L’Église qui, par l’évêque et ses prêtres, donne au nom de Jésus-Christ le pardon des péchés et fixe la modalité de la satisfaction, prie aussi pour le pécheur et fait pénitence avec lui. Ainsi le pécheur est guéri et rétabli dans la communion ecclésiale.
La confession des péchés (l’aveu), même d’un point de vue simplement humain, nous libère et facilite notre réconciliation§1424 avec les autres. Par l’aveu, l’homme regarde en face les péchés dont il s’est rendu coupable ; il en assume la responsabilité et par là, il s’ouvre de nouveau à Dieu et à la communion§1734 de l’Église afin de rendre possible un nouvel avenir.
