Catéchisme

3 paragraphes sélectionnés

148, 494, 511

La Vierge Marie réalise de la façon la plus parfaite l’obéissance de la foi. Dans la foi§194, Marie accueillit l’annonce et la promesse§2617 apportées par l’ange Gabriel, croyant que « rien n’est impossible à Dieu » 1, et donnant son assentiment : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole » 2. Élisabeth la salua : « Bienheureuse celle qui a cru§506 en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur » 3. C’est pour cette foi que toutes les générations la proclameront bienheureuse 4.
À l’annonce qu’elle enfantera « le Fils du Très Haut » sans connaître d’homme, par la vertu de l’Esprit Saint 1, Marie§2617§148 a répondu par « l’obéissance de la foi » 2, certaine que « rien n’est impossible à Dieu » : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole » 3. Ainsi, donnant à la parole de Dieu son consentement, Marie devint Mère§726 de Jésus et, épousant à plein cœur, sans que nul péché la retienne, la volonté divine de salut, se livra elle-même intégralement à la personne et à l’œuvre§968 de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce de Dieu, au mystère de la Rédemption a :
Comme dit saint Irénée, « par son obéissance elle est devenue, pour elle-même et pour tout le genre humain, cause de salut » b. Aussi, avec lui, bon nombre d’anciens Pères disent : « Le nœud dû à la désobéissance d’Ève, s’est dénoué par l’obéissance de Marie ; ce que la vierge Ève avait noué par son incrédulité, la Vierge Marie l’a dénoué par sa foi » c ; comparant Marie avec Ève, ils appellent Marie « la Mère des vivants » et déclarent souvent : « par Ève la mort, par Marie la vie » d.
La Vierge Marie a « coopéré au salut des hommes avec sa foi et son obéissance libres » a. Elle a prononcé son oui « au nom de toute la nature humaine » b : Par son obéissance, elle est devenue la nouvelle Ève, mère des vivants.