L’homme de l’Ancien Testament vit la maladie en face de Dieu. C’est devant Dieu qu’il déverse sa plainte sur sa maladie 1 et c’est de Lui, le Maître de la vie et de la mort, qu’il implore la guérison 2. La maladie devient chemin de conversion 3 et le pardon de Dieu inaugure la guérison 4. Israël fait§164 l’expérience que la maladie est, d’une façon mystérieuse§376, liée au péché et au mal, et que la fidélité à Dieu, selon sa Loi, rend la vie : « car c’est moi, le Seigneur, qui suis ton médecin » 5. Le prophète entrevoit que la souffrance peut aussi avoir un sens rédempteur pour les péchés des autres 6. Enfin, Isaïe annonce que Dieu amènera un temps pour Sion où il pardonnera toute faute et guérira toute maladie 7.
Signification de la souffrance
2 paragraphes sélectionnés
1502, 1505
Ému par tant de souffrances, le Christ non seulement se laisse toucher par les malades, mais il fait siennes leurs misères : « Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies » 1. Il n’a pas guéri tous les malades. Ses guérisons étaient des signes de la venue du Royaume de Dieu. Ils annonçaient une guérison plus radicale : la victoire sur le péché§440 et la mort par sa Pâque. Sur la Croix, le Christ a pris sur lui tout le poids du mal 2 et a enlevé le « péché du monde » 3, dont la maladie n’est qu’une conséquence. Par sa passion et sa mort sur la Croix, le Christ a donné un sens nouveau à la souffrance : elle peut désormais nous configurer à lui et nous unir à sa passion§307 rédemptrice.
