Catéchisme

4 paragraphes sélectionnés

1504, 1566, 1615, 1642

Souvent Jésus§696 demande aux malades de croire 1. Il se sert de signes pour guérir : salive et imposition des mains 2, boue et ablution 3. Les malades cherchent à le toucher 4 « car une force sortait de lui qui les guérissait tous » 5. Ainsi, dans les sacrements, le Christ continue à nous « toucher » pour nous guérir.
« C’est dans le culte ou synaxe eucharistique que s’exerce par excellence leur charge sacrée : là, tenant la place du Christ§1369 et proclamant son mystère, ils joignent les demandes des fidèles au sacrifice de leur chef, rendant présent et appliquant dans le sacrifice de la messe, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, l’unique sacrifice du Nouveau Testament, celui du Christ§611 s’offrant une fois pour toutes à son Père en victime immaculée »a. De ce sacrifice unique, tout leur ministère sacerdotal tire sa force b.
Cette insistance sans équivoque sur l’indissolubilité du lien matrimonial a pu laisser perplexe et apparaître comme une exigence§2364 irréalisable 1. Pourtant Jésus n’a pas chargé les époux d’un fardeau impossible à porter et trop lourd 2, plus pesant que la Loi de Moïse. En venant rétablir l’ordre initial de la création perturbé par le péché, il donne lui-même la force et la grâce pour vivre le mariage dans la dimension nouvelle du Règne de Dieu. C’est en suivant le Christ, en renonçant à eux-mêmes, en prenant leurs croix sur eux 3 que les époux pourront « comprendre » 4 le sens originel du mariage et le vivre avec l’aide du Christ. Cette grâce du Mariage chrétien est un fruit§1642 de la Croix du Christ, source de toute vie chrétienne.
Le Christ est la source de cette grâce. « De même que Dieu prit autrefois l’initiative d’une alliance d’amour et de fidélité avec§1615 son peuple, ainsi, maintenant, le Sauveur des hommes, Epoux de l’Église, vient§796 à la rencontre des époux chrétiens par le sacrement du Mariage » a. Il reste avec eux, il leur donne la force de le suivre en prenant leur croix sur eux, de se relever après leurs chutes, de se pardonner mutuellement, de porter les uns les fardeaux des autres 1, d’être « soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ » 2 et de s’aimer d’un amour surnaturel, délicat et fécond. Dans les joies de leur amour et de leur vie familiale il leur donne, dès ici-bas, un avant-goût du festin des noces de l’Agneau :
Où vais-je puiser la force de décrire de manière satisfaisante le bonheur du mariage que l’Église ménage, que confirme l’offrande, que scelle la bénédiction ; les anges le proclament, le Père céleste le ratifie. [...] Quel couple que celui de deux chrétiens, unis par une seule espérance, un seul désir, une seule discipline, le même service ! Tous deux enfants d’un même Père, serviteurs d’un même Maître ; rien ne les sépare, ni dans l’esprit ni dans la chair ; au contraire, ils sont vraiment deux en une seule chair. Là où la chair est une, un aussi est l’esprit b.