Le Christ invite ses disciples à le suivre en prenant à leur tour leur croix 1. En le suivant, ils acquièrent un nouveau regard sur la maladie et sur les malades. Jésus les associe à sa vie pauvre et servante. Il les fait participer à son ministère de compassion et de guérison : « Ils s’en allèrent prêcher qu’on se repentît ; et ils chassaient beaucoup de démons et faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades et les guérissaient » 2.
« Prenez soin des malades », précepte de Jésus
5 paragraphes sélectionnés
1506, 1507, 1508, 1509, 1510
L’Esprit Saint donne à certains un charisme spécial de guérison 1 pour manifester la force de la grâce du Ressuscité. Même les§798 prières les plus intenses n’obtiennent toutefois pas la guérison de toutes les maladies. Ainsi saint Paul doit apprendre du Seigneur que « ma grâce te suffit : car ma puissance se déploie dans la faiblesse » 2, et que les souffrances à endurer peuvent avoir comme sens que « je complète dans ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps qui est l’Église » 3.
« Guérissez les malades ! » 1. Cette charge, l’Église l’a reçue du Seigneur et tâche de la réaliser autant par les soins qu’elle apporte aux malades que par la prière d’intercession avec laquelle elle les accompagne. Elle croit en la présence vivifiante du Christ, médecin des âmes et des corps. Cette présence est particulièrement agissante à travers les sacrements, et de manière toute spéciale par l’Eucharistie, pain qui donne la vie§1405 éternelle 2 et dont saint Paul insinue le lien avec la santé corporelle 3.
L’Église apostolique connaît cependant un rite propre en faveur des malades, attesté par saint Jacques : « Quelqu’un parmi vous est malade ? Qu’il appelle les presbytres de l’Église et qu’ils prient sur lui, après l’avoir oint d’huile au nom du Seigneur. La prière de la foi sauvera le patient, et le Seigneur le relèvera. S’il a commis des péchés, ils lui seront remis » 1. La Tradition a reconnu dans ce rite un des sept sacrements§1117 de l’Église a2.
