Catéchisme

5 paragraphes sélectionnés

153, 162, 179, 298, 2005

Lorsque saint Pierre confesse que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant, Jésus lui déclare que cette révélation§552 ne lui est pas venue « de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux » 1. La foi est un don de Dieu, une vertu surnaturelle infuse par Lui§1814. « Pour prêter cette foi, l’homme a besoin de la grâce prévenante et aidante de Dieu, ainsi que§1996 des secours intérieurs du Saint-Esprit. Celui-ci touche le cœur et le tourne§2606 vers Dieu, ouvre les yeux de l’esprit et donne ‘à tous la douceur de consentir et de croire à la vérité’ » a.
La foi est un don gratuit que Dieu fait à l’homme. Ce don inestimable, nous pouvons le perdre ; saint Paul en avertit Timothée : « Combats§2089 le bon combat, possédant foi et bonne conscience ; pour s’en être affranchis, certains ont fait naufrage dans la foi » 1. Pour vivre, croître et persévérer jusqu’à la fin dans la foi nous devons la nourrir par la Parole§1037§2016 de Dieu ; nous devons implorer le Seigneur de l’augmenter 2 ; elle doit « agir§2573§2849 par la charité » 3, être portée par l’espérance 4 et être enracinée dans la foi de l’Église.
La foi est un don surnaturel de Dieu. Pour croire, l’homme a besoin des secours intérieurs du Saint-Esprit.
Puisque Dieu peut créer de rien, il peut, par l’Esprit Saint, donner la vie de l’âme à des pécheurs en créant§1375 en eux un cœur pur 1, et la vie du corps aux défunts par la Résurrection, Lui§992 « qui donne la vie aux morts et appelle le néant à l’existence » 2. Et puisque, par sa Parole, il a pu faire resplendir la lumière des ténèbres 3, il peut aussi donner la lumière de la foi à ceux qui l’ignorent 4.
Étant d’ordre surnaturel, la grâce échappe à notre expérience et ne peut être connue que par la foi. Nous ne pouvons donc nous fonder sur nos sentiments ou nos œuvres pour en déduire que nous sommes justifiés et sauvés a. Cependant, selon la parole du Seigneur : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » 1, la considération des bienfaits de Dieu dans notre vie et dans la vie des saints, nous offre une garantie que la grâce est à l’œuvre en nous et nous incite à une foi toujours plus grande et à une attitude de pauvreté confiante :
On trouve une des plus belles illustrations de cette attitude dans la réponse de Sainte Jeanne d’Arc à une question piège de ses juges ecclésiastiques : « Interrogée, si elle sait qu’elle soit en la grâce de Dieu ; répond : ‘Si je n’y suis, Dieu m’y veuille mettre ; si j’y suis, Dieu m’y veuille garder’ » (Jeanne d’Arc, actes du procès).