Le peuple élu fut constitué par Dieu comme « un royaume de prêtres et une nation consacrée » 1. Mais au-dedans du peuple d’Israël, Dieu choisit l’une des douze tribus, celle de Lévi, mise à part pour le service liturgique 2 ; Dieu lui-même est sa part d’héritage 3. Un rite propre a consacré les origines du sacerdoce de l’Ancienne Alliance 4. Les prêtres y sont « établis pour intervenir en faveur des hommes dans leur relations avec Dieu, afin d’offrir dons et sacrifices pour les péchés » 5.
Sacerdoce de l’Ancienne Alliance
4 paragraphes sélectionnés
1539, 1540, 1541, 1591
Institué pour annoncer la parole de Dieu 1 et pour rétablir la communion avec Dieu par les sacrifices et la prière§2099, ce sacerdoce reste pourtant impuissant à opérer le salut, ayant besoin de répéter sans cesse les sacrifices, et ne pouvant aboutir à une sanctification définitive 2, que seul devait opérer le sacrifice du Christ.
La liturgie de l’Église voit cependant dans le sacerdoce d’Aaron et le service des lévites, tout comme dans l’institution des soixante-dix « Anciens » 1, des préfigurations du ministère ordonné de la Nouvelle Alliance. Ainsi, dans le rite latin, l’Église prie dans la préface consécratoire de l’ordination des évêques :
Dieu et Père de Jésus-Christ notre Seigneur, [...] tout au long de l’ancienne Alliance tu commençais à donner forme à ton Église ; dès l’origine, tu as destiné le peuple issu d’Abraham à devenir un peuple saint ; tu as institué des chefs et des prêtres et toujours pourvu au service de ton sanctuaire. a
Toute l’Église est un peuple sacerdotal. Grâce au Baptême, tous les fidèles participent au sacerdoce du Christ. Cette participation s’appelle « sacerdoce commun des fidèles ». Sur sa base et à son service existe une autre participation à la mission du Christ ; celle du ministère conféré par le sacrement de l’Ordre, dont la tâche est de servir au nom et en la personne du Christ-Tête au milieu de la communauté.
