Catéchisme

Expérience humaine de la douleur

3 paragraphes sélectionnés

164, 272, 385

Maintenant, cependant, « nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision » 1, et nous connaissons Dieu « comme dans un miroir, d’une manière confuse, [...], imparfaite » 2. Lumineuse par Celui en qui elle croit, la foi est vécue souvent§2846 dans l’obscurité. La foi peut être mise à l’épreuve. Le monde en lequel nous vivons semble souvent bien loin de ce que la foi nous assure ; les expériences du mal et de la souffrance, des§309§1502 injustices et de la mort paraissent contredire la Bonne Nouvelle, elles peuvent ébranler la foi et devenir pour elle une tentation§1006.
La foi en Dieu le Père Tout-Puissant peut-être mise à l’épreuve par l’expérience du mal et de la souffrance. Parfois Dieu peut sembler absent et incapable d’empêcher le mal. Or, Dieu le Père a révélé sa Toute§309§412-Puissance de la façon la plus mystérieuse dans l’abaissement volontaire§609 et dans la Résurrection de son Fils, par lesquels Il a vaincu le mal. Ainsi, le Christ crucifié est « puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes » 1. C’est dans la Résurrection et dans l’exaltation du Christ que le Père§648 a « déployé la vigueur de sa force » et manifesté « quelle extraordinaire grandeur revêt sa puissance pour nous les croyants » 2.
Dieu est infiniment bon et toutes ses œuvres sont bonnes. Cependant, personne n’échappe à l’expérience de la souffrance, des maux dans la nature – qui apparaissent comme liés aux limites propres des créatures –, et surtout à la question du mal moral. D’où vient le mal ? « Je cherchais§309 d’où vient le mal et je ne trouvais pas de solution » dit saint Augustin a, et sa propre quête douloureuse ne trouvera d’issue que dans sa conversion au Dieu vivant. Car « le mystère de l’iniquité » 1 ne s’éclaire qu’à la lumière du mystère de la piété 2. La révélation de l’amour divin dans le Christ a manifesté§457 à la fois l’étendue du mal et la surabondance de la grâce 3. Nous devons donc considérer la question de l’origine du mal en fixant le regard de notre§1848§539 foi sur Celui qui, seul, en est le Vainqueur 4.