Catéchisme

Procréation et éducation des enfants

3 paragraphes sélectionnés

1652, 1653, 2366

« C’est par sa nature même que l’institution du mariage et l’amour conjugal sont ordonnés à la procréation et à l’éducation qui§972, tel un sommet, en constituent le couronnement » a :
Les enfants sont le don le plus excellent du mariage et ils contribuent grandement au bien des parents eux-mêmes. Dieu lui-même qui a dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » 1 et qui « dès l’origine a fait l’être humain homme et femme » 2, a voulu lui donner une participation spéciale dans son œuvre créatrice ; aussi a-t-il béni l’homme et la femme, disant : « Soyez féconds et multipliez-vous » 3. Dès lors, un amour conjugal vrai et bien compris, comme toute la structure de la vie familiale qui en découle, tendent, sans sous-estimer pour autant les autres fins du mariage, à rendre les époux disponibles pour coopérer courageusement à l’amour du Créateur et du Sauveur qui, par eux, veut sans cesse agrandir et enrichir sa propre famille b.
La fécondité de l’amour conjugal s’étend aux fruits de la vie morale, spirituelle et surnaturelle que les parents§2231 transmettent à leurs enfants par l’éducation. Les parents sont les principaux et premiers éducateurs de leurs enfants a. En ce sens, la tâche fondamentale du mariage et de la famille est d’être au service de la vie b.
La fécondité est un don, une fin du mariage, car l’amour conjugal tend naturellement à être fécond. L’enfant ne vient pas de l’extérieur s’ajouter à l’amour mutuel des époux ; il surgit au cœur même de ce don mutuel, dont il est un fruit et un accomplissement. Aussi l’Église, qui « prend parti pour la vie » a, enseigne-t-elle que « tout acte matrimonial doit rester par soi ouvert à la transmission de la vie » b. « Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le magistère, est fondée sur le lien indissoluble que Dieu a voulu et que l’homme ne peut rompre de son initiative entre les deux significations de l’acte conjugal : union et procréation » cd.