C’est d’abord l’Église qui croit, et qui ainsi porte, nourrit et soutient ma foi. C’est d’abord l’Église qui, partout, confesse le Seigneur (« C’est toi que par tout l’univers la Sainte Église proclame son Seigneur », chantons-nous dans le « Te Deum »), et avec elle et en elle, nous sommes entraînés et amenés à confesser, nous aussi : « Je crois », « Nous croyons ». C’est par l’Église que nous recevons la foi et la vie nouvelle dans le Christ§1253 par le baptême. Dans le « Rituale Romanum », le ministre du baptême demande au catéchumène : « Que demandes-tu à l’Église de Dieu ? » Et la réponse : « La foi ». « Que te donne la foi ? » « La vie éternelle » (OICA 75 et 247).
5 paragraphes sélectionnés
168, 1236, 1253, 1254, 1255
Le Baptême est le sacrement de la foi 1. Mais la foi a besoin de la communauté des croyants. Ce n’est que dans§1123 la foi de l’Église que chacun des fidèles peut croire. La foi qui est requise pour le Baptême n’est pas une foi parfaite et mûre, mais un début qui est appelé§168 à se développer. Au catéchumène ou à son parrain on demande : « Que demandez-vous à l’Église de Dieu ? » Et il répond : « La foi ! ».
Chez tous les baptisés, enfants ou adultes, la foi doit croître après le Baptême. C’est pour cela que l’Église célèbre chaque année, dans la nuit pascale, le renouvellement des promesses du Baptême. La préparation§2101 au Baptême ne mène qu’au seuil de la vie nouvelle. Le Baptême est la source de la vie nouvelle dans le Christ de laquelle jaillit toute la vie chrétienne.
Pour que la grâce baptismale puisse se déployer, l’aide des parents est importante. C’est là aussi le rôle du parrain ou de la marraine§1311, qui doivent être des croyants solides, capables et prêts à aider le nouveau baptisé, enfant ou adulte, sur son chemin dans la vie chrétienne a. Leur tâche est une véritable fonction ecclésiale b Toute la communauté ecclésiale porte une part de responsabilité dans le déploiement et la garde de la grâce reçue au Baptême.
