C’est d’abord l’Église qui croit, et qui ainsi porte, nourrit et soutient ma foi. C’est d’abord l’Église qui, partout, confesse le Seigneur (« C’est toi que par tout l’univers la Sainte Église proclame son Seigneur », chantons-nous dans le « Te Deum »), et avec elle et en elle, nous sommes entraînés et amenés à confesser, nous aussi : « Je crois », « Nous croyons ». C’est par l’Église que nous recevons la foi et la vie nouvelle dans le Christ§1253 par le baptême. Dans le « Rituale Romanum », le ministre du baptême demande au catéchumène : « Que demandes-tu à l’Église de Dieu ? » Et la réponse : « La foi ». « Que te donne la foi ? » « La vie éternelle » (OICA 75 et 247).
3 paragraphes sélectionnés
168, 256, 1253
Aux Catéchumènes de Constantinople, saint§84 Grégoire de Nazianze, que l’on appelle aussi « le Théologien », confie ce résumé de la foi§236§684 trinitaire :
Avant toutes choses, gardez-moi ce bon dépôt, pour lequel je vis et je combats, avec lequel je veux mourir, qui me fait supporter tous les maux et mépriser tous les plaisirs : je veux dire la profession de foi en le Père et le Fils et le Saint-Esprit. Je vous la confie aujourd’hui. C’est par elle que je vais tout à l’heure vous plonger dans l’eau et vous en élever. Je vous la donne pour compagne et patronne de toute votre vie. Je vous donne une seule Divinité et Puissance, existant Une dans les Trois, et contenant les Trois d’une manière distincte. Divinité sans disparate de substance ou de nature, sans degré supérieur qui élève ou degré inférieur qui abaisse. [...] C’est de trois infinis l’infinie connaturalité. Dieu tout entier chacun considéré en soi-même [...], Dieu les Trois considérés ensemble [...]. Je n’ai pas commencé de penser à l’Unité que la Trinité me baigne dans sa splendeur. Je n’ai pas commencé de penser à la Trinité que l’unité me ressaisit... a.
Le Baptême est le sacrement de la foi 1. Mais la foi a besoin de la communauté des croyants. Ce n’est que dans§1123 la foi de l’Église que chacun des fidèles peut croire. La foi qui est requise pour le Baptême n’est pas une foi parfaite et mûre, mais un début qui est appelé§168 à se développer. Au catéchumène ou à son parrain on demande : « Que demandez-vous à l’Église de Dieu ? » Et il répond : « La foi ! ».
