C’est d’abord l’Église qui croit, et qui ainsi porte, nourrit et soutient ma foi. C’est d’abord l’Église qui, partout, confesse le Seigneur (« C’est toi que par tout l’univers la Sainte Église proclame son Seigneur », chantons-nous dans le « Te Deum »), et avec elle et en elle, nous sommes entraînés et amenés à confesser, nous aussi : « Je crois », « Nous croyons ». C’est par l’Église que nous recevons la foi et la vie nouvelle dans le Christ§1253 par le baptême. Dans le « Rituale Romanum », le ministre du baptême demande au catéchumène : « Que demandes-tu à l’Église de Dieu ? » Et la réponse : « La foi ». « Que te donne la foi ? » « La vie éternelle » (OICA 75 et 247).
Créature nouvelle naissant dans l’Esprit
10 paragraphes sélectionnés
168, 507, 683, 1010, 1227, 1262, 1265, 1266, 1277, 1279
Marie est à la fois vierge et mère car elle est la figure et la plus parfaite réalisation de l’Église a : « L’Église devient à son tour une§967 Mère, grâce à la parole de Dieu qu’elle reçoit dans la foi : par la prédication en effet, et par le Baptême elle engendre, à une vie nouvelle et immortelle, des fils conçus du Saint-Esprit et nés de Dieu. Elle est aussi vierge, ayant donné à son Époux sa foi, qu’elle garde intègre§149 et pure » b.
« Nul ne peut appeler Jésus Seigneur§2670§249 sinon dans l’Esprit Saint » 1. « Dieu§424§152 a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père ! » 2. Cette connaissance de foi n’est possible que dans l’Esprit Saint. Pour être en contact avec le Christ, il faut d’abord avoir été touché par l’Esprit Saint. C’est lui qui vient au devant de nous, et suscite en nous la foi. De par notre Baptême, premier sacrement de la foi, la Vie, qui a sa source dans le Père et nous est offerte dans le Fils, nous est communiquée intimement et personnellement par l’Esprit Saint dans l’Église :
Le Baptême nous accorde la grâce de la nouvelle naissance en Dieu le Père par le moyen de son Fils dans l’Esprit Saint. Car ceux qui portent l’Esprit de Dieu sont conduits au Verbe, c’est-à-dire au Fils ; mais le Fils les présente au Père, et le Père leur procure l’incorruptibilité. Donc, sans l’Esprit, il n’est pas possible de voir le Fils de Dieu, et, sans le Fils, personne ne peut approcher du Père, car la connaissance du Père, c’est le Fils, et la connaissance du Fils de Dieu se fait par l’Esprit Saint a.
Grâce au Christ, la mort chrétienne a un sens positif. « Pour moi, la vie c’est le Christ et mourir un gain » 1. « C’est là une parole certaine : si nous mourons avec lui, nous vivrons avec lui » 2. La nouveauté essentielle de la mort chrétienne est là : par le Baptême§1220, le chrétien est déjà sacramentellement « mort avec le Christ », pour vivre d’une vie nouvelle ; et si nous mourons dans la grâce du Christ, la mort physique consomme ce « mourir avec le Christ » et achève ainsi notre incorporation à Lui dans son acte rédempteur :
Il est bon pour moi de mourir dans (eis) le Christ Jésus, plus que de régner sur les extrémités de la terre. C’est lui que je cherche, qui est mort pour nous ; lui que je veux, qui est ressuscité pour nous. Mon enfantement approche [...]. Laissez-moi recevoir la pure lumière ; quand je serai arrivé là, je serai un homme a.
Selon l’apôtre saint Paul, par le Baptême le croyant communie à la mort du Christ ; il est enseveli et il ressuscite avec lui§790 :
Les baptisés ont « revêtu le Christ » 1. Par l’Esprit Saint, le Baptême est un bain qui purifie, sanctifie et justifie 2.
Les baptisés ont « revêtu le Christ » 1. Par l’Esprit Saint, le Baptême est un bain qui purifie, sanctifie et justifie 2.
Baptisés dans le Christ Jésus, c’est dans sa mort que tous nous avons été baptisés. Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle 3.
Les différents effets du Baptême sont signifiés par les éléments sensibles du rite sacramentel. La plongée dans l’eau fait§1234 appel aux symbolismes de la mort et de la purification, mais aussi de la régénération et du renouvellement. Les deux effets principaux sont donc la purification des péchés et la nouvelle naissance dans l’Esprit Saint 1.
La Très Sainte Trinité§1812 donne au baptisé la grâce sanctifiante, la grâce de la justification qui§1992 :
– le rend capable de croire en Dieu, d’espérer en Lui et de L’aimer par les vertus théologales ;
– lui donne de pouvoir vivre et agir sous la motion de l’Esprit§1831 Saint par les dons du Saint-Esprit ;
– lui permet de croître dans le bien§1810 par les vertus morales.
Ainsi, tout l’organisme de la vie surnaturelle du chrétien a sa racine dans le saint Baptême.
– le rend capable de croire en Dieu, d’espérer en Lui et de L’aimer par les vertus théologales ;
– lui donne de pouvoir vivre et agir sous la motion de l’Esprit§1831 Saint par les dons du Saint-Esprit ;
– lui permet de croître dans le bien§1810 par les vertus morales.
Ainsi, tout l’organisme de la vie surnaturelle du chrétien a sa racine dans le saint Baptême.
Le fruit du Baptême ou grâce baptismale est une réalité riche qui comporte : la rémission du péché originel et de tous les péchés personnels ; la naissance à la vie nouvelle par laquelle l’homme devient fils adoptif du Père, membre du Christ, temple du Saint-Esprit Par le fait même, le baptisé est incorporé à l’Église, Corps du Christ, et rendu participant du sacerdoce du Christ.
