Catéchisme

4 paragraphes sélectionnés

1697, 1754, 1778, 1787

Dans la catéchèse, il importe de révéler en toute clarté la joie et les exigences de la voie du Christ a. La catéchèse de la « vie nouvelle » 1 en Lui sera :
une catéchèse du Saint Esprit, Maître intérieur§737 de la vie selon le Christ, doux hôte et ami qui inspire, conduit, rectifie et fortifie cette vie ;
une catéchèse de la grâce, car c’est par§1938 grâce que nous sommes sauvés, et c’est encore par la grâce que nos œuvres peuvent porter du fruit pour la vie éternelle ;
une catéchèse des béatitudes, car la voie§1716 du Christ est résumée dans les béatitudes, seul chemin vers le bonheur éternel auquel le cœur de l’homme aspire ;
une catéchèse du péché et du pardon, car sans§184 se reconnaître pécheur, l’homme ne peut connaître la vérité sur lui-même, condition de l’agir juste, et sans l’offre du pardon il ne pourrait supporter cette vérité ;
une catéchèse des vertus humaines qui§1803 fait saisir la beauté et l’attrait des droites dispositions pour le bien ;
une catéchèse des vertus chrétiennes de foi§1812, d’espérance et de charité qui s’inspire magnanimement de l’exemple des saints ;
une catéchèse du double commandement de la charité déployé§2067 dans le Décalogue ;
une catéchèse ecclésiale, car c’est§946 dans les multiples échanges des « biens spirituels » dans la « communion des saints » que la vie chrétienne peut croître, se déployer et se communiquer.
Les circonstances, y compris les conséquences, sont les éléments secondaires d’un acte moral. Elles contribuent à aggraver ou à diminuer la bonté ou la malice morale des actes humains (par exemple le montant d’un vol). Elles peuvent aussi atténuer ou augmenter la responsabilité de l’agent§1735 (ainsi agir par crainte de la mort). Les circonstances ne peuvent de soi modifier la qualité morale des actes eux-mêmes ; elles ne peuvent rendre ni bonne, ni juste une action en elle-même mauvaise.
La conscience morale est un jugement de la raison par lequel la personne humaine reconnaît la qualité morale d’un acte concret§1749 qu’elle va poser, est en train d’exécuter ou a accompli. En tout ce qu’il dit et fait, l’homme est tenu de suivre fidèlement ce qu’il sait être juste et droit. C’est par le jugement de sa conscience que l’homme perçoit et reconnaît les prescriptions de la loi divine :
La conscience est une loi de notre esprit, mais qui dépasse notre esprit, qui nous fait des injonctions, qui signifie responsabilité et devoir, crainte et espérance. [...] Elle est la messagère de Celui qui, dans le monde de la nature comme dans celui de la grâce, nous parle à travers le voile, nous instruit et nous gouverne. La conscience est le premier de tous les vicaires du Christ a.
L’homme est quelquefois affronté à des situations qui rendent le jugement moral moins assuré et la décision difficile. Mais il doit toujours rechercher ce qui est juste et bon et discerner la volonté de Dieu§1955 exprimée dans la loi divine.