L’Église qui est « la colonne et le soutien de la vérité » 1, garde fidèlement « la foi transmise aux saints une§78§857§84 fois pour toutes » 2. C’est elle qui garde la mémoire des Paroles du Christ, c’est elle qui transmet de génération en génération la confession de foi des apôtres. Comme une mère qui apprend à ses enfants à parler, et par là même à comprendre et à communiquer, l’Église, notre Mère, nous apprend le langage de la foi pour§185 nous introduire dans l’intelligence et la vie de la foi.
7 paragraphes sélectionnés
171, 173, 605, 815, 816, 889, 1124
« En effet, l’Église§830, bien que dispersée dans le monde entier jusqu’aux extrémités de la terre, ayant reçu des apôtres et de leurs disciples la foi [...] garde [cette prédication et cette foi] avec soin, comme n’habitant qu’une seule maison, elle y croit d’une manière identique, comme n’ayant qu’une seule âme et qu’un seul cœur, et elle les prêche, les enseigne et les transmet d’une voix unanime, comme ne possédant qu’une seule bouche » a.
Cet amour est sans exclusion Jésus l’a rappelé en conclusion de la parabole de la brebis perdue : « Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ses petits ne se perde » 1. Il affirme « donner sa vie en rançon pour la multitude » 2 ; ce dernier terme n’est pas restrictif : il oppose l’ensemble de l’humanité à l’unique personne du Rédempteur§402 qui se livre pour la sauver 3. L’Église, à la suite des apôtres 4, enseigne que le Christ est mort pour tous les hommes sans exception§634§2793 : « Il n’y a, il n’y a eu et il n’y aura aucun homme pour qui le Christ n’ait pas souffert » a.
Quels sont ces liens de l’unité ? « Par-dessus tout [c’est] la charité, qui est le lien de la perfection » 1. Mais§1827 l’unité de l’Église pérégrinante est assurée aussi par des liens visibles§830§837 de communion :
– la profession d’une seule foi reçue§173 des apôtres ;
– la célébration commune du culte divin, surtout des sacrements ;
– la succession apostolique par le sacrement de l’ordre, maintenant la concorde fraternelle de la famille de Dieu abc.
– la profession d’une seule foi reçue§173 des apôtres ;
– la célébration commune du culte divin, surtout des sacrements ;
– la succession apostolique par le sacrement de l’ordre, maintenant la concorde fraternelle de la famille de Dieu abc.
« L’unique Église du Christ§830, [...] est celle que notre Sauveur, après sa Résurrection, remit à Pierre pour qu’il en soit le pasteur, qu’il lui confia, à lui et aux autres apôtres, pour la répandre et la diriger [...]. Cette Église comme société constituée et organisée dans le monde est réalisée dans (subsistit in) l’Église catholique gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en communion avec lui » (LG 8) :
Le Décret sur l’Œcuménisme du deuxième Concile du Vatican explicite : « C’est, en effet, par la seule Église catholique du Christ, laquelle est ‘moyen général de salut’, que peut s’obtenir toute la plénitude des moyens de salut. Car c’est au seul collège apostolique, dont Pierre est le chef, que le Seigneur confia, selon notre foi, toutes les richesses de la Nouvelle Alliance, afin de constituer sur la terre un seul Corps du Christ auquel il faut que soient pleinement incorporés tous ceux qui, d’une certaine façon, appartiennent déjà au Peuple de Dieu » (UR 3).
Pour maintenir l’Église dans la pureté de la foi transmise par les apôtres, le Christ a voulu conférer à son Église une participation à sa propre infaillibilité, Lui qui est la Vérité. Par le « sens surnaturel de la foi », le Peuple§92 de Dieu « s’attache indéfectiblement à la foi », sous la conduite du Magistère vivant de l’Église ab.
La foi de l’Église est antérieure à la foi du fidèle, qui est invité à y adhérer. Quand l’Église célèbre les sacrements, elle§166 confesse la foi reçue des Apôtres. De là, l’adage ancien : « Lex orandi, lex credendi§1327 » a [ V e siècle]). La loi de la prière est la loi de la foi, l’Église croit comme elle prie. La Liturgie est un élément constituant de la sainte et vivante Tradition§78 b.
