Catéchisme

6 paragraphes sélectionnés

1751, 1768, 1770, 1771, 1773, 1775

L’objet choisi est un bien vers lequel se porte délibérément la volonté. Il est la matière d’un acte humain. L’objet choisi spécifie moralement l’acte du vouloir, selon que la raison le reconnaît et le juge conforme ou non au bien véritable. Les règles objectives de la moralité énoncent l’ordre rationnel§1794 du bien et du mal, attesté par la conscience.
Les grands sentiments ne décident ni de la moralité, ni de la sainteté des personnes ; ils sont le réservoir inépuisable des images et des affections où s’exprime la vie morale. Les passions sont moralement bonnes quand elles contribuent à une action bonne, et mauvaises dans le cas contraire. La volonté droite ordonne au bien et à la béatitude les mouvements sensibles qu’elle assume ; la volonté mauvaise succombe aux passions désordonnées et les exacerbe. Les émotions et sentiments peuvent être assumés dans§1803§1865 les vertus, ou pervertis dans les vices.
La perfection morale est que l’homme ne soit pas mû au bien par sa volonté seulement, mais aussi par son§30 appétit sensible selon cette parole du Psaume : « Mon cœur et ma chair crient de joie vers le Dieu vivant » 1.
Le terme « passions » désigne les affections ou les sentiments. À travers ses émotions, l’homme pressent le bien et soupçonne le mal.
Dans les passions comme mouvements de la sensibilité, il n’y a ni bien ni mal moral. Mais selon qu’elles relèvent ou non de la raison et de la volonté, il y a en elles bien ou mal moral.
La perfection du bien moral est que l’homme ne soit pas mû au bien par sa seule volonté mais aussi par son « cœur ».