Catéchisme

Mal, ne peut se faire pour obtenir un bien

3 paragraphes sélectionnés

1756, 1761, 1789

Il est donc erroné de juger de la moralité des actes humains en ne considérant que l’intention qui les inspire, ou les circonstances (milieu, pression sociale, contrainte ou nécessité d’agir, etc.) qui en sont le cadre. Il y a des actes qui par eux-mêmes et en eux-mêmes§1789, indépendamment des circonstances et des intentions, sont toujours gravement illicites en raison de leur objet ; ainsi le blasphème et le parjure, l’homicide et l’adultère. Il n’est pas permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien.
Il y a des comportements concrets qu’il est toujours erroné de choisir parce que leur choix comporte un désordre de la volonté, c’est-à-dire un mal moral. Il n’est pas permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien.
Quelques règles s’appliquent dans tous les cas :
– Il n’est jamais permis de faire le mal pour§1756 qu’il en résulte un bien.
– La « règle d’or » : « Tout ce que vous désirez§1970 que les autres fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux » 1.
– La charité passe toujours par le respect du prochain§1827 et de sa conscience : « En parlant contre les frères et en blessant leur§1971 conscience [...], c’est contre le Christ que vous péchez » 2. « Ce qui est bien, c’est de s’abstenir [...] de tout ce qui fait buter ou tomber ou faiblir ton frère » 3.