Catéchisme

6 paragraphes sélectionnés

1789, 1878, 1931, 1932, 2447, 2462

Quelques règles s’appliquent dans tous les cas :
– Il n’est jamais permis de faire le mal pour§1756 qu’il en résulte un bien.
– La « règle d’or » : « Tout ce que vous désirez§1970 que les autres fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux » 1.
– La charité passe toujours par le respect du prochain§1827 et de sa conscience : « En parlant contre les frères et en blessant leur§1971 conscience [...], c’est contre le Christ que vous péchez » 2. « Ce qui est bien, c’est de s’abstenir [...] de tout ce qui fait buter ou tomber ou faiblir ton frère » 3.
Tous les hommes sont appelés à la même fin, Dieu lui-même. Il existe une certaine ressemblance entre l’unité des personnes§1702 divines et la fraternité que les hommes doivent instaurer entre eux, dans la vérité et l’amour a. L’amour du prochain est inséparable de l’amour pour Dieu.
Le respect de la personne humaine passe par le respect du principe : « Que chacun considère son prochain, sans aucune§2212 exception, comme ‘un autre lui-même’. Qu’il tienne compte avant tout de son existence et des moyens qui lui sont nécessaires pour vivre dignement » a. Aucune législation ne saurait par elle-même faire disparaître les craintes, les préjugés, les attitudes d’orgueil et d’égoïsme qui font obstacle à l’établissement de sociétés vraiment fraternelles. Ces comportements ne cessent qu’avec la charité qui trouve§1825 en chaque homme un « prochain », un frère.
Le devoir de se faire le prochain d’autrui et de le servir activement se fait plus pressant encore lorsque celui-ci est plus démuni, en quelque domaine que ce soit. « Chaque fois que vous l’avez§2449 fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » 1.
Les œuvres de miséricorde sont les actions charitables par lesquelles nous venons en aide à notre prochain dans ses§1460 nécessités corporelles et spirituelles 1. Instruire, conseiller, consoler, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience. Les œuvres de miséricorde corporelle consistent notamment à nourrir les affamés, loger les sans logis, vêtir les déguenillés, visiter les malades§1038 et les prisonniers, ensevelir les morts 2. Parmi ces gest§1004es, l’aumône faite aux pauvres§1969 3 est un des principaux témoignages de la charité fraternelle : elle est aussi une pratique de justice qui plaît à Dieu 4 :
Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a à manger fasse de même 25. Donnez plutôt en aumône tout ce que vous avez, et tout sera pur pour vous 7. Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise : « Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous », sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? 89.
L’aumône faite aux pauvres est un témoignage de charité fraternelle : elle est aussi une pratique de justice qui plait à Dieu.