Catéchisme

3 paragraphes sélectionnés

1790, 1791, 1793

L’être humain doit toujours obéir au jugement certain de sa conscience. S’il agissait délibérément contre ce dernier, il se condamnerait lui-même. Mais il arrive que la conscience morale soit dans l’ignorance et porte des jugements erronés sur des actes à poser ou déjà commis.
Cette ignorance peut souvent être imputée à la responsabilité personnelle. Il en va ainsi, « lorsque l’homme se soucie peu de rechercher§1704 le vrai et le bien et lorsque l’habitude du péché rend peu à peu la conscience presque aveugle » a. En ces cas, la personne est coupable du mal qu’elle commet.
Si – au contraire – l’ignorance est invincible, ou le jugement erroné sans responsabilité du sujet moral, le mal commis par§1860 la personne ne peut lui être imputé. Il n’en demeure pas moins un mal, une privation, un désordre. Il faut donc travailler à corriger la conscience morale de ses erreurs.