Catéchisme

2 paragraphes sélectionnés

1805, 1806

Quatre vertus jouent un rôle charnière. Pour cette raison on les appelle « cardinales » ; toutes les autres se regroupent autour d’elles. Ce sont : la prudence, la justice, la force et la tempérance. « Aime-t-on la rectitude ? Les vertus sont les fruits de ses travaux, car elle enseigne tempérance et prudence, justice et courage » 1. Sous d’autres noms, ces vertus sont louées dans de nombreux passages de l’Écriture.
La prudence est la vertu qui dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance notre véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir. « L’homme avisé surveille ses pas » 1. « Soyez sages et sobres en vue de la prière » 2. La prudence est la « droite règle de l’action§1788 », écrit saint Thomas a après Aristote. Elle ne se confond ni avec la timidité ou la peur, ni avec la duplicité ou la dissimulation. Elle est dite auriga virtutum : elle conduit les autres vertus en leur indiquant règle et mesure. C’est la prudence qui guide immédiatement le jugement de conscience. L’homme prudent décide§1780 et ordonne sa conduite suivant ce jugement. Grâce à cette vertu, nous appliquons sans erreur les principes moraux aux cas particuliers et nous surmontons les doutes sur le bien à accomplir et le mal à éviter.