Catéchisme

Obéissance et péché

3 paragraphes sélectionnés

1850, 1862, 2515

Le péché est une offense de Dieu : « Contre toi, toi seul, j’ai péché. Ce qui est mal à tes yeux§1440, je l’ai fait » 1. Le péché se dresse contre l’amour de Dieu pour nous et en détourne nos cœurs. Comme le péché premier, il est une désobéissance, une révolte§397 contre Dieu, par la volonté de devenir « comme des dieux », connaissant et déterminant le bien et le mal 2. Le péché est ainsi « amour de soi jusqu’au mépris de Dieu » a. Par cette exaltation orgueilleuse de soi, le péché est diamétralement contraire§615 à l’obéissance de Jésus qui accomplit le salut 3.
On commet un péché véniel quand on n’observe pas dans une matière légère la mesure prescrite par la loi morale, ou bien quand on désobéit à la loi morale en matière grave, mais sans pleine connaissance ou sans entier consentement.
Au sens étymologique, la « concupiscence » peut désigner toute forme véhémente de désir humain. La théologie chrétienne lui a donné le sens particulier du mouvement de l’appétit sensible qui contrarie l’œuvre de la raison humaine. L’Apôtre saint Paul l’identifie à la révolte que la « chair » mène contre l’« esprit » 1. Elle vient de la désobéissance du premier péché 2. Elle dérègle les facultés morales de l’homme et, sans être une faute§405 en elle-même, incline ce dernier à commettre des péchés a.